VOYAGES EN EQUILIBRE...

YOGA, PHILOSOPHIE & RELIGIONS




Les grands noms du Yoga: Swami Veetamohananda

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Swami Veetamohananda

 

Je vous ai rencontré plusieurs fois à Saint-Vallier de Thiey, juste au dessus de Grasse, alors que vous étiez invité par la Fédération Française de Hatha-Yoga. 

A chaque fois vous m'aviez impressionné par votre présence, juste le fait d'être là.

Parfaitement immobile, vous dégagiez une aura extrêmement positive et contagieuse, qui illuminait nos matinées et apportait la paix dans nos coeurs.

Je garde de vous le souvenir d'un homme au regard pétillant d'intelligence et de sagesse, à la voix chargée de spiritualité surtout lorsque vous prononciez le mot "pur"avec l'accent de la sincérité. Je garde un très beau souvenir des méditations guidées dans lesquelles vous nous faisiez cadeau d'un soleil de couleur rouge corail... C'était un peu magique, comme tout ce qui touche au Yoga. 

Vous resterez une de mes plus belles rencontre en Yoga.

                                                                                                        Corinne

 

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Ce texte de Swami Veetamohananda me parait dans l'air du temps... 

 

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Disciple initié de Swami Yatiswarananda, Swami Veetamohananda a rejoint l’Ordre Ramakrishna au Centre de Chennai (Madras) en 1961, à l’âge de 20 ans. Il a reçu sannyasa (ses vœux monastiques) en 1971, auprès de Swami Vireswarananda. Après avoir travaillé comme Swami assistant dans les Centres de l’Ordre à Kalady (Kerala) et à Mysore (Karnataka), il a été responsable, à partir de 1986, du Centre de Ponnampet (Karnataka). Puis il a été affecté au Centre de Gretz en France en 1990.

 

Suite à la disparition de Swami Ritajananda, en février 1994, Swami Veetamohananda est devenu président du Centre Védantique Ramakrishna en France. Pendant vingt-cinq ans, il a inlassablement travaillé, en France et dans de nombreux pays voisins, à la diffusion des messages et des valeurs universelles du Vedanta telles qu’en témoignent les vies de Sri Ramakrishna, de la Sainte Mère Sri Sarada Devi et de Swami Vivekananda. Il a inspiré de nombreux chercheurs spirituels par sa présence bienveillante, ses conseils spirituels, ses pujas, ses chants, ses méditations guidées etc. Il a également organisé des séminaires, des cours, l’Université de l’Homme, l’Institut de Recherche et de Pratique du Yoga, la Journée Portes Ouvertes, la Journée Internationale du Yoga, etc...

 Swami Veetamohananda est décédé le 7 novembre 2019.

 

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"La pratique est le cœur du yoga. Le yogi est, en premier lieu, un pratiquant, un philosophe, un théologien et aussi un psychologue, au sens général. Son approche stricte peut être comparée à celle du scientifique dans son laboratoire. Il analyse pour atteindre la Réalité. Il ne peut se satisfaire de théories, de spéculations ou de faits de seconde main. Il considère que le critère souverain de réalisation de la Réalité transcendante ne peut être que son expérience personnelle directe. L'expérience directe est une possibilité ouverte à tous. Tout ce qui est demandé, c'est une dévotion rigoureuse à l'application pratique du yoga.

 

Celui qui essaie de pénétrer profondément dans le yoga, étudie nécessairement les bases intérieures et extérieures sur lesquelles il évolue. Les recherches récentes dans son histoire, sa parité avec les sciences, anthropologie, psychologie, etc., montrent que le yoga est intelligible et qu'il nous unit avec certitude à la Réalité. "

 

Swami Veetamohananda

 

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Le yoga intégral  -  Swami Veetamohananda

 

La vie est une interaction continue entre l’individu et le cosmos, entre la nature intérieure et la nature extérieure. Cette interaction prend des formes variées parmi lesquelles la plus importante est la satisfaction des besoins de l’homme. Bien qu’ils soient illimités, ils peuvent, cependant,être ramenés à trois points fondamentaux : exister, connaître et se faire plaisir. Le monde des objets qui sont autour de nous présente aussi trois propriétés :
Il existe (asti),
Il empiète sur notre conscience (bhati),
Il procure la joie (priyam).

Cette correspondance frappante entre la vie intérieure et le monde extérieur montre une réalité commune caractérisée par l’existence, la conscience et la félicité.

« Cette Réalité ultime absolue » dit Swami Vivekananda « est le but de toute l’humanité, le but et la finalité de toute religion, ce n’est rien d’autre qu’une union avec Dieu ou, ce qui revient au même, avec la divinité qui est la nature véritable de tous les hommes ».

Le but et les méthodes pour l’atteindre forment ce que l’on appelle le Yoga. Le mot « yoga » est dérivé de la racine sanscrite yuj qui signifie «joindre, unir », s’unir à notre réalité, Dieu. La vie de l’homme est difficile. L’agitation de l’esprit produite par le bruit et la précipitation, les responsabilités, les prises de décisions, les excitations émotionnelles - tout cela consomme une grande quantité d’énergie psychique. Il en résulte qu’une personne peut se sentir épuisée, même sans avoir accompli aucun travail physique. Normalement, l’inconscient, qui est le réservoir de l’énergie mentale, régénère cette énergie perdue. Mais parfois, il ne le fait pas. Le refoulement peut l’en empêcher en supprimant quelques-uns des instincts fondamentaux de l’homme. L’incapacité à trouver un idéal ou une motivation appropriés dans la vie, d’ouvrir de nouveaux canaux pour exprimer ses aspirations, ses talents et sa créativité montrent l’inaptitude du mental à se renouveler.
L’inquiétude, la dépression, la fatigue nerveuse et les maladies psychosomatiques sont des signes qui montrent que le renouveau de soi dans le mental ne se fait pas correctement. Nous devons comprendre la nature de la vie et de la conscience. Malgré notre intérêt récent pour les phénomènes extra-sensoriels, les états modifiés de conscience, les biorythmes, les effets kirlian, le bioplasma et les ondes du cerveau, nous avons très peu de connaissances sur le système de l’énergie psychique. Cette énergie psychique n’est pas liée au physique car la fatigue peut apparaître même si nous nous nourrissons correctement.

 

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Il y a deux théories concernant la nature et l’origine de la vie. Les uns, comme les scientifiques modernes, affirment que la vie est dérivée de la matière.
D’autres disent que la vie est un principe primaire, existant par lui-même, répandu partout dans l’univers tout entier et que la matière et le mental en sont les deux manifestations différentes. C’est le point de vue adopté par les védantins. Ils appellent ce principe cosmique de vie prana.  À l’origine, ce mot signifiait respiration, c’est plus tard qu’il a été utilisé pour signifier le principe de vie dans l’homme. Comme l’univers dans sa totalité était reconnu comme un seul organisme, prana en est venu à signifier la force de vie cosmique et vayu (l’air atmosphérique) était souvent utilisé comme son symbole.

L’ Upanishad Chandogya parle de deux absorbants - l’un dans l’homme et l’autre dans l’univers. Chez l’homme, tous les organes sont absorbés(pendant le sommeil) dans le prana. Dans l’univers, tous les êtres sont absorbés (pendant la dissolution cosmique) dans vayu. Le principe de vie,l’individuel et le cosmique, a toujours été considéré comme unique, car le microcosme et le macrocosme étaient supposés construits sur le même plan et prana représentait ce principe unitaire. Mais prana n’a jamais été envisagé comme la Réalité ultime. Les Upanishads disent que prana est dérivé de la pure conscience que l’on appelle Brahman et Atman. Par le prana psychique, le soi individuel contrôle le corps et le mental. De la même manière, par le prana cosmique, Dieu contrôle et dirige l’univers tout entier. Tout comme Brahman est la somme totale de toutes les parcelles de conscience individuelle, prana est la somme totale de toutes les forces de l’univers.
Swami Vivekananda dit : « ... et de toutes parts, tous les mouvements sont les différentes manifestations de ce prana. Ce prana est électricité, il est magnétisme, il se répand dans le cerveau sous forme de pensée. Tout est prana ; il fait se mouvoir le soleil, la lune et les étoiles. Dans prana,nous avons un principe holistique de vie qui unit le corps et le mental, la matière et la vie, sous une direction commune homéostatique. Oui, prana est le système super-homéostatique de l’univers qui gouverne l’existence individuelle aussi bien que l’existence cosmique ».
Chez l’individu, une partie de prana reste à la base de la colonne vertébrale sous une forme dormante appelée Kundalini. La partie restante circule le long de deux canaux principaux, les nadis, appelés ida et pingala. À partir de ces canaux, prana s’infiltre, en quelque sorte, dans l’organisme tout entier, allant librement dans tout le corps et tout le mental, donnant l’énergie et la vie à chaque cellule, à chaque pensée. Les yogis indiens ont découvert que, si l’on maîtrise ida et pingala, le flot de prana dans le corps et dans le mental peut être maîtrisé. Ida et pingala sont les régulateurs homéostatiques de toute la personnalité. Prana est connu chez les chinois sous le nom de Chi et chez les Japonais sous celui de Ki.
Les maîtres de l’ancienne Chine ont dessiné la carte des méridiens, des lignes, le long desquels Chi se déplace dans le corps. D’ après eux, les maladies sont dues au déséquilibre dans le courant de Chi. Ils ont découvert qu’en implantant des aiguilles à certains points de contrôle sur les méridiens, ce courant pouvait être régularisé et les maladies soignées. C’est la base de la pratique de l’acupuncture.
Dans l’Inde ancienne, les médecins ne considéraient pas le corps et le mental comme des entités séparées. Leur science est appelée Ayurveda. Elle définit la maladie comme un ensemble de souffrances de toutes sortes, physiques et mentales. La cause fondamentale de toute maladie estune perturbation du système de l’énergie psychophysique, composé de trois humeurs : vata, (l’air), pitta, (la bile) et kapha, (le flegme). Les autorités médicales mettaient l’accent sur le rôle du mental dans les causes du déséquilibre humoral. Elles avaient une vue holistique de l’homme. Leur conception de la santé a pour nom satmya, ce qui signifie littéralement « être en harmonie avec l’Âme universelle ». La maladies’appelle vikara, c’est-à-dire déviation de l’état naturel ou asatmya, « ne plus être en harmonie avec l’Âme universelle ».

C’est là le point fondamental du Yoga. Sa finalité est l’établissement de swarajya, la suprématie de l’Âme universelle. Pour l’obtenir, le corps et le mental doivent devenir des instruments parfaits de l’Atman. Si le corps et le mental ne sont pas en harmonie, la vie devient difficile et malheureuse.

 

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Cette compréhension a mené au développement d’un système de yoga appelé Hatha yoga. Ce système considère la maladie comme une perturbation dans l’équilibre homéostatique de prana, provoquée par un fonctionnement irrégulier des canaux ida et pingala. Il essaie de rétablir cet équilibre par des postures, le contrôle de la respiration, etc. Il est bon de se souvenir que dans tous les yogas, l’harmonie des fonctions du corps et du mental, appelée aussi intégration de la personnalité tout entière, est considérée comme une première étape.
Dans la Bhagavad Gita, le yoga est défini comme un équilibre qui peut être atteint par la purification du mental, la dévotion à Dieu, l’auto-analyse ou le contrôle des canaux ida et de pingala, cela en fonction du type de yoga que l’on suit. Nous arrivons maintenant au prana cosmique. Comme chez l’individu, il existe dans le cosmos une harmonie naturelle, un équilibre. Les fleuves transportent leur eau jusqu'à l’océan et la pluie la ramène sur la terre. De même, il y a des mouvements périodiques de la terre et des planètes, des courants marins et atmosphérique, des biorythmes et un équilibre de vie dans les plantes, les animaux, les mondes, etc.  L’ Upanishad Katha dit que cet ordre cosmique, cet équilibre, est le travail de prana sous le contrôle de l’Esprit Suprême.
C’est la régulation cosmique de Virat tout entier (l’univers manifesté) que Sri Krishna appelle le yoga divin.

Le mot « yoga » a plusieurs sens. Il peut signifier :
1. Grand appareil (ou armure)
2. Moyens
3. Méditation.
4. Se rassembler (union).


De tous ces sens, c’est celui d’union qui est utilisé le plus largement dans les Écritures Védantiques . Nous avons dit que Krishna l’utilisait chez l’individu et dans le cosmos. Mais il est communément employé pour signifier l’union de l’individu avec le cosmos.
Ainsi, nous savons que l’équilibre chez les êtres vivants est un état de renouveau personnel constant. L’air, l’eau, la nourriture et bien d’autres choses sont nécessaires au renouveau du corps. Ils sont fournis par le vaste processus du renouveau de l’Âme universelle qui a lieu dans l’univers physique. Et pour les utiliser correctement, le corps doit être en harmonie avec le monde extérieur. De même, les idées et l’énergie psychique nécessaires au renouveau du mental sont présentes dans l’univers mental. Mais le premier doit être en harmonie avec le second. De mauvaises habitudes de vie, la haine, la jalousie, la peur, le doute et de mauvaises façons de penser bloquent les canaux de contact entre l’individu et le cosmos aux niveaux physique et mental. Cela est l’unique cause de toutes les maladies mentales et toutes les souffrances.
De la même façon, au travers d’Atman, l’esprit individuel est une partie de Brahman, l’Esprit Infini. C’est l’égoïsme et l’ignorance qui créent la séparation entre les deux. Il en résulte que l’homme est incapable de réaliser la béatitude suprême et de s’accomplir complètement. Le yoga est un essai de suppression des obstacles aux trois plans - physique, mental et spirituel. C’est une discipline intégrale dont la finalité est le développement de l’homme dans son entier. L’homme ne peut pas se développer isolément et le rôle du yoga est de l’intégrer au cosmos dans les trois plans. En fait, la vie de l’homme est vraiment un yoga. Elle est une partie de l’éternel yoga cosmique du Divin qui existe par lui-même.Mais, à cause de l’ignorance, nous continuons à fausser ce yoga naturel en transformant la vie en recherche du plaisir (bhoga).  Bhoga est une injure et un détournement de la nature, c’est vivre en dysharmonie avec une vie plus élevée, en faisant preuve d’une indulgence et d’un égoïsme excessifs. C’est la cause principale de toutes les souffrances de l’homme. Ce que nous appelons yoga n’est qu’un essai conscient pour retrouver l’harmonie naturelle, pour restaurer l’équilibre énergétique en ouvrant le corps, le mental et l’âme aux rythmes du yoga cosmique du Divin.
Cette ouverture peut se faire par le sacrifice de soi, (comme dans le karma yoga), par la maîtrise de soi, (comme dans le Raja yoga), et par l’analyse de soi (comme dans le Jnana yoga).
Notre rôle dans le yoga est uniquement de le pratiquer consciemment. La conscience du soi est tout ce que nous avons à maintenir. Le yoga n’est du yoga que dans la mesure où il est pratiqué consciemment, avec toute notre volonté. Tout ce que nous faisons inconsciemment, que ce soit le travail ou même le japa, n’est pas du yoga. Par exemple, manger, c’est satisfaire un besoin naturel. Mais, si nous mangeons avec la pleine conscience que la nourriture est une forme de prana et sera reconvertie en prana dans notre corps, cette action devient du yoga. Ainsi, chaque activité peut être transformée en yoga en l’accomplissant consciemment et en étant conscient de la relation entre l’individu et le cosmos. C’est cela qui encourage et rend l’homme capable de maîtriser ses désirs et de créer en lui-même la possibilité de réaliser le Divin, même en vivant le plaisir de la vie matérielle.
Donc, en intensifiant notre conscience, nous pouvons intensifier la pratique du yoga. Comment faire ? Il y a deux moyens. L’un est de posséder une aspiration intense ou un désir ardent de se réaliser personnellement. L’autre consiste à étendre la conscience à chaque partie de notre vie.C’est-à-dire, à prendre de plus en plus conscience que nous mangeons, que nous parlons, que nous travaillons, que nous accomplissons tout autre activité normale de la vie de tous les jours.
C’est vrai, il est difficile pour un débutant d’accomplir toutes ces activités, ou même ses pratiques spirituelles, consciemment, avec une pleine conscience du soi. Il peut, au mieux, maintenir, au moins par intermittence, cette sorte de vigilance. Car il est, la plupart du temps, emporté par le courant inconscient de ses pensées. Pratiquer avec une pleine conscience de soi ne devient possible que lorsque l’intellect s’éveille et que la lumière de l’Atman commence à illuminer le mental. Alors le yoga devient pleinement conscient, pleinement dirigé par l’Âme universelle. Sri Krishna l’appelle le buddhi yoga - une nature différente, c’est-à-dire qui est différente du yoga naturel ou de la vie ordinaire. Cela signifie que le yoga est guidé et contrôle par la buddhi, l’intellect, le centre spirituel véritable dans l’homme. Sri Krishna voulait dire que c’est l’étape la plus élevée de chaque yoga. N’importe quel yoga, karma, raja, bhakti ou jnana, accompli avec un intellect éveillé devient du buddhi yoga.

 

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Maintenant il est devenu clair que le yoga peut être de deux sortes : inférieur et supérieur.
Le yoga inférieur est celui qui est pratiqué avec un intellect non éveillé. C’est un essai pour délivrer la conscience des bas instincts et des automatismes mentaux. Le premier pas est la purification du corps et du mental. Un corps soumis à toutes sortes d’habitudes irrégulières estimpur et déséquilibré. De même est un mental habité de pensées impures.
L’un et l’autre doivent être purifiés par des habitudes d’austérité, par la chasteté, le travail désintéressé et l’observation de vertus comme la sincérité et la non-violence. L’étape suivante consistera à harmoniser l’action d’ida et de pingala sous des formes simples de concentration comme la prière, l’adoration, la répétition d’un nom divin, la respiration contrôlée, etc.
Chaque yoga possède son étape inférieure. Le raja yoga a ses yamas (ses vertus), son niyama (sa conduite), ses asanas (ses postures), son pranayama (son rythme de respiration), son pratyahara (le détachement) et dharana (la concentration). Dans la bhakti yoga, elle consiste à servir les fidèles de Dieu, à prier, adorer, etc. Dans le jnana yoga, c’est le travail désintéressé, l’étude des écritures, la discrimination, etc.
De la même manière, chaque yoga possède son étape supérieure lorsqu’ il devient buddhi yoga.
Au stade du yoga inférieur, l’aspirant est presque entièrement dans le royaume de prana. Il est comme quelqu’ un qui est tombé dans une rivière et qui lutte pour se sauver de la noyade. Lorsque le yoga est pratiqué avec une aspiration intense, il conduit à l’éveil de l’intellect, l’aube d’une conscience supérieure. Comme une personne qui se tient debout sur les berges d’une rivière, l’aspirant est maintenant capable d’assister à l’ écoulement de la rivière de prana dans un silence profond. Au stade inférieur, il n’était conscient que de la vie universelle, du prana cosmique,du cycle d’évolution de la vie végétale et animale.
Mais maintenant, au stade supérieur, son intellect s’ouvre à la conscience universelle et il entre sur la voie d’une nouvelle évolution, l’évolution spirituelle. Le renouveau personnel, atteint au travers du yoga supérieur, est le renouveau de prana : le renouveau de l’âme atteint par le yoga supérieur est le renouveau de la conscience. Dans la vie spirituelle, les deux types de renouveau sont importants. Si l’un d’eux est déficient, le progrès spirituel sera ralenti.
La voie du yoga est pleine de hauts et de bas. Dans la vie de tout aspirant spirituel, il existe des périodes de stagnation lorsque la ferveur de sa dévotion diminue. Il s’aperçoit que tout progrès est bloqué. Il trouve peu de joie dans la prière ou la méditation. Il est assailli par le doute. Il se sent désespéré et déraciné. La raison de cette stagnation spirituelle peut être décrite de plusieurs façons.
Pour le yoga, la cause principale, c’est que le centre spirituel est devenu inactif. Et comme il a été dit plus haut, c’est lui qui règle le processus du renouveau en nous.
D’après le Védanta, la personnalité est constituée de cinq enveloppes ou koshas. Chaque enveloppe possède son propre centre de contrôle, connu sous le nom de bindu. Dans la vie du monde, seules, les trois premières enveloppes fonctionnent complètement.
Le centre de contrôle du corps physique se situe dans le cerveau. Celui de prana, l’enveloppe vitale, se tient à la base de la colonne vertébrale. Celui de vijnayamaya kosa, l’enveloppe de l’intellect, est dans le buddhi et généralement senti dans la région du cœur. C’est lui, le centre spirituel. La véritable vie spirituelle ne commence que lorsque ce centre devient actif.
Les centres de contrôle inférieurs sont sous l’autorité des centres de contrôle supérieurs. Lorsque le centre spirituel devient actif, il commence à exercer un contrôle sur les centres inférieurs. Si ce contrôle de surveillance est perdu ou bien si le centre spirituel lui-même devient inactif, le renouveau de l’âme devient défectueux.
C’est la principale cause de stagnation dans la vie spirituelle. Une des principales tâches de la vie spirituelle est de garder ce centre spirituel toujours ouvert et actif. Et pour cela, une aspiration intense est nécessaire.


Une autre cause de stagnation spirituelle est le déséquilibre provoqué dans le corps et dans le mental, par de mauvaises façons de vivre et dépenser. Par l’introspection, il est généralement possible de détecter les facteurs dérangeants. Mais, souvent, quelques fortes émotions ou quelques forts désirs sont refoulés et agissent dans les sombres profondeurs de l’inconscient, là où le mental conscient est incapable de traiter avec eux.
La troisième cause de stagnation spirituelle est celle-ci : comme le feu s’éteint lorsque l’on jette du bois humide sur lui, ainsi également,l’aspiration spirituelle meurt lorsque le mental est envahi par des pensées et des idées négatives. L’homme moderne est sans cesse sollicité par toutes sortes d’idées sans intérêt, d’informations émanant de gens, des journaux, de la télévision, de la radio et des livres. Un mental stimulé à outrance par l’excitation et les distractions perd sa vigueur et sa créativité. Il devient lourd et immobile. Le centre spirituel est alors incapable de l’activer.
Une quatrième cause est un sens constant de culpabilité qui assombrit l’âme et obstrue le centre spirituel. Se condamner comme si l’on était un pécheur sans valeur, inhibe l’aspiration spirituelle. C’est réellement une forme d’échappatoire, une tentative pour éviter la responsabilité de maintenir constant le renouveau personnel du corps, du mental et de l’esprit.
Enfin, il y a une cinquième cause. Quelques aspirants spirituels trop zélés essaient d’intensifier leur prière et leur méditation au-delà de leurs capacités. Ils négligent la nourriture, le sommeil, l’exercice et les autres besoins fondamentaux du corps. Il en résulte un épuisement des énergies mentales et l’aspirant se retrouve sans aucune initiative spirituelle. 

Toutes ces causes de stagnation spirituelle ne sont que les symptômes d’une rupture dans le processus du renouveau de soi. Cela peut être corrigé par une pratique assidue du yoga inférieur dont nous avons parlé plus haut. La compagnie de saints hommes et l’aide d’un instructeur expérimenté sont d’un grand secours pour traverser de telles périodes difficiles.

Tout dans l’univers est changeant. Tout, excepté l’Atman, l’Âme universelle véritable. Notre « moi », ego ou être inférieur, n’est qu’une réflexion de l’Âme universelle dans le mental. Et comme le mental lui-même est changeant et se développe, l’ego n’est pas une entité permanente. Les ego de l’enfance, de l’adolescence, de l’âge adulte et de la vieillesse sont différents. À mesure que nous grandissons, notre ego évolue. Notre passé est jonché des ego que nous avons autrefois appréciés et chéris, pour lesquels nous avons lutté et souffert. La religion nous enseigne comment dissocier l’ego impur et immature et construire un nouveau et rayonnant ego divin, un ego mature, l’Âme universelle.
Pour le Védanta, la suppression des fautes se fait par une simple union de la conscience individuelle à la conscience universelle. Il y a plusieurs façons de l’accomplir. L’une est par le culte samdhya. À l’heure sacrée du crépuscule, le fidèle s’assied seul, face au soleil, symbole de Virat, la vie universelle. Il offre son âme impure, par un rituel simple, au courant de la conscience universelle qui le purifie et l’illumine. Buvant quelques gorgées d’eau, il murmure : « Puisse le soleil (le virat), mon pouvoir de volonté (Manyu) et les Divinités qui président, me protéger de commettre volontairement des erreurs. Puisse la nuit effacer toute faute que j’aurais commise, la nuit précédente par la pensée, la parole, les mains, les pieds, l’estomac et tout le reste. Je m’offre, avec les impressions que mes actions ont laissé en moi, comme un sacrifice dans la lumière de la conscience universelle représentée par le soleil, source d’immortalité ».
Ce rituel peut sembler être pure imagination ou autosuggestion. Mais lorsqu’ il est pratiqué avec une foi profonde par un aspirant sincère, il purifie petit à petit son âme. Même un homme qui vit complètement dans le monde s’apercevra que cela le rend capable de considérer les problèmes de la journée avec un mental frais et une confiance augmentée.
La divinisation du soi par le service aux personnes nécessiteuses et souffrantes devient du karma yoga. Les canaux reliant le soi individuel au cosmos sont obstrués par l’envie, la haine et autres sentiments négatifs chez la plupart des gens. Le karma yoga ouvre un passage dans ces canaux et restaure le contact avec le cosmos. Un pratiquant véritable du karma yoga sent la vie cosmique circuler librement en lui et au travers de lui. Il fait l’expérience émouvante du renouveau de soi continu.
Chaque yoga est un moyen de réaliser le renouveau de soi. Le yogi considère sa propre énergie vitale comme un feu sacrificiel et lui offre toutes ses actions comme sacrifice. Dans la forme tantrique de culte connue sous le nom de puja, le fidèle consume son être inférieur dans le feu de la kundalini par un processus appelé bhuta-shuddhi et il crée une nouvelle âme divine. Le culte mental (manasa puja) s’il est fait avec foi et concentration est aussi efficace qu’un culte externe pour purifier et élever le soi.

Cependant, la meilleure forme d’élévation du soi est la méditation. Si elle est pratiquée correctement, elle barattera l’inconscient tout entier et ouvrira son contenu dans le conscient. Et, en temps voulu, elle brisera et ouvrira la porte de la conscience et plus tard, unira la conscience individuelle à la conscience universelle supérieure. Ainsi elle provoque une élévation complète de la personnalité tout entière.

Lorsque nous nous installons pour méditer, nous devons penser que l’esprit individuel plonge dans le courant lumineux de Sat - Chit - Ananda, Existence - Conscience - Béatitude. Si cette conscience est maintenue tout au long de la journée, nous expérimenterons la joie et la découverte de l’élévation constante de notre âme vers le cœur de la conscience.

Chaque jour, le soleil se lève sur un monde nouveau, car le monde s’élève par lui-même constamment. Mais, seul, l’homme continue à vagabonder dans les chambres obscures de son passé, s’accrochant aux ombres de son soi précédent.

Cela l’empêche de participer au processus incessant d’élévation qui se continue dans la vie universelle. Sans une constante élévation, notre vie devient stagnante, monotone, sans signification.

Par le feu de la prière et de l’adoration, le feu du sacrifice et du service, celui du yoga et de la méditation, permettons à une âme nouvelle de se lever chaque jour, de s’ouvrir aux rythmes de la conscience cosmique.

 

Swami VEETAMOHANANDA 

 

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Cliquez sur le lien ci-dessous pour écouter un entretien dans lequel Swami déclare:

  "... La dimension spirituelle donne la dignité à la posture de Yoga..."

  https://www.youtube.com/watch?v=8yKgFi0k57A

 

A bientôt ! 

                  Corinne

 

 


15/04/2020
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Les Quatre Accords Toltèques - 1ère partie


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Un peu d'histoire: Qui étaient les Toltèques ?

 

 Toltèque: maître bâtisseur, artisan, artiste.

 

Plus de 800 ans après leur disparition brutale et inexpliquée, ces bâtisseurs réputés continuent à faire parler d'eux :

 

 Les Toltèques ont régné entre 900 et 1200 au Mexique. Entre le Xe  et le XIIe siècle la civilisation Toltèque est à son apogée et s'étend depuis la région de Mexico jusqu'au Golfe du Mexique. Lorsque les conquistadors Espagnols abordent en Amérique centrale précolombienne en 1519, les Toltèques ont depuis longtemps laissé la place aux Aztèques. 

 

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A cette époque, les Aztèques se revendiquaient comme les dignes descendants des Toltèques qu'ils glorifient en ces mots: " Les Toltèques étaient sages. Leurs oeuvres étaient toutes bonnes, toutes parfaites, toutes admirables, toutes merveilleuses... Ils ont inventé l'art de la médecine...Et ces Toltèques étaient très sages, car c'étaient des penseurs, car ils ont inventé le décompte des années... Ces Toltèques étaient justes. Ils n'étaient pas trompeurs. Leurs mots étaient des mots clairs... Ils étaient grands, ils étaient plus important que les gens d'aujourd'hui... Ils étaient très pieux... Ils étaient riches."

 

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Il apparaît aujourd'hui que ce récit est plus proche du mythe que de la réalité.

Les informations sur la civilisation Toltèque sont assez controversée dans le milieu des chercheurs et archéologues. L'existence d'un empire Toltèque qui se serait étendu sur une grande partie du Mexique n'est pas prouvée. Comme les Aztèques, les Mayas se prétendirent aussi descendants des Toltèques.

Ce qui est incontestable c'est que Toltèques, Aztèques et Mayas avaient de nombreux points communs :

-Au niveau culturel on trouve des similitudes dans l'architecture monumentale, pyramide, autels, les hiéroglyphes, l'art des bas reliefs, la sculpture de stèle, la ciselure du jade, le décompte du temps et du calendrier.

-Au niveau de l'ordre social on retrouve chez ces trois civilisations une organisation de type féodale, avec de grands guerriers, de grands prêtres ou chamanes qui communiaient avec les Dieux et la Nature.

Les Toltèques étaient aussi des artisans exceptionnellement doués et raffinés sur le plan artistique et intellectuel: peintres, sculpteurs, architectes, pictographes ont magnifié la culture amérindienne. 

 

A Tula leur capitale ont été découverts de splendides vases d'albâtre ou de cristal de roche, ainsi que des ornements précieux faits de coquillages, de pyrite et de turquoise... On doit aux Toltèques la découverte de la mosaïque.

Tula était une ville de 14 km 2 abritant selon un mythe, un palais "recouvert d'or, de pierres précieuses, de plume multicolores et de coquillages marins."

On y trouve des "colonnades rondes ou carrées", ainsi que "Les Atlantes" ces colosses de pierre hauts de 4,60 m. Ces piliers soutenaient le toit d'une salle au sommet d'une pyramide à quatre degrés.

 

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 Les Toltèques initièrent aussi les jeux de balle ( 3 kilos de caoutchouc) dans des stades.

La balle symbolisait par sa trajectoire la course du soleil qui ne doit jamais s'arrêter, sous peine de mort... Le capitaine de l'équipe perdante était souvent sacrifié, et parfois les vainqueurs demandaient l'honneur d'être mis à mort afin d'accéder à l'au-delà comme des guerriers tombés au combat.

 

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C'est à Tula que régnait le sage Quetzalcoatl "le Serpent à plumes", à la fois roi, prêtre et divinité astrale. Sous son règne les sacrifices humains se généralisèrent et Tula fut ensanglantée par les guerres, les prisonniers, les volontaires qui se sacrifiaient pour offrir de l'énergie et perpétuer la vie. Les Toltèques peuvent à de nombreux égards nous sembler ( à nous occidentaux) cruels et violents si on ne prend pas en compte leur conception de l'Univers. Dans les mythologies occidentales, ce sont les Dieux qui président à la marche du monde, chez les Toltèques ce sont les hommes qui ont pour mission de veiller à ce que le Soleil ou la pluie ,qui ne sont pas éternels, soient alimentés en énergie que leur cycles se perpétuent...et pour cela il faut du sang, des sacrifices humains.

Les bas reliefs sur les monuments en témoignent, on y voit des coyotes, jaguars, aigles, se repaître de coeurs humains ou bien des serpents poursuivre et dévorer des squelettes (le mur des serpents).

 

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 La civilisation Toltèque n'est pas la première à avoir disparu aussi brutalement. En 200 avant J-C la cité de Teotihuacan qui comptait 200 000 habitants et était la plus grande ville du monde à son époque, s'est elle aussi effondrée entre le VIe et le VIIe siècle, sans que l'on sache vraiment si c'était à cause des révoltes contre le pouvoir, de la population trop nombreuse, de l'invasion d'un peuple voisin, d'une catastrophe écologique,  ou d'un bouleversement climatique...

Ce dont on est sur c'est qu'à Tula, en 1168 des envahisseurs ont mis le feu à la ville, comme en témoigne le "Palais brûlé".

 

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Les chroniques anciennes racontent une histoire plus poétique quant à la fin de la civilisation Toltèque: 

-Le sage Quetzalcoatl, dieu-prêtre de la Fertilité agraire et de la Richesse, aurait été trompé par son rival, le belliqueux et malveillant sorcier Tezcatlipoca, qui l'aurait amené, par ruse, à coucher avec sa propre soeur. Vaincu, horrifié d'avoir enfreint son idéal de chasteté, Quetzalcoatl se serait enfui vers l'est, et aussitôt la sécheresse se serait abattue sur la région de Tula. Les temples ont été détruits, les épineux ont dévoré les cultures, et les oiseaux au ramage lumineux se sont envolés à plus de cent lieues, laissant Tula revenir à l'état sauvage...

 Article de référence de Pierre ANTILOGUS - magazine GEO- 09/10/2018 

 

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 De cette civilisation,  nous est parvenue une philosophie de vie ancestrale et pourtant étrangement moderne puisqu'on pourrait parler d'une technique de développement personnel qui s'appuie sur un contrat de confiance avec soi-même pour s'affranchir des règles de vie de la société.

Ce développement passe par une prise de conscience de notre condition actuelle et pose les bonnes questions concernant nos aspirations personnelles :

Qui voulons- nous être ? Comment voulons-nous vivre ?

Comment faire pour pour changer de vie ? 

 

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"Les quatre accords Toltèques"  ou la voie de la liberté personnelle

 

- A travers toute le sud du Mexique, vivaient les Toltèques, des femmes et des hommes qui avaient une grande connaissance spirituelle, scientifique et artistique. L'ancienne cité des pyramides Teotihuacan était décrite comme le lieu où l'homme devint Dieu.

Les Naguals, les maîtres, ont préservé et transmis secrètement à leurs élèves la sagesse ancestrale de génération en génération, jusqu'à nos jours.

 

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 Don Miguel Ruiz, est né au Mexique en 1952, sa mère curandera (guérisseuse) et son grand-père nagual (chaman) lui transmettent leur savoir ancestral , tandis qu'il étudie la médecine et devient chirurgien. Dans les années 70, une expérience de mort imminente suivie d'une expérience extra-corporelle changent sa vie. Il se consacre dés lors à la maîtrise de la sagesse ancestrale. Devenu nagual de la lignée des Chevaliers de l'Aigle, il nous fait partager cet enseignement des anciens Toltèques, véritable mode de vie d'amour qui conduit vers le bonheur en nous libérant du sentiment de peur induit par le conditionnement collectif "Le rêve de la planète".

 

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-Tout ce qui existe est une manifestation de ce seul être vivant que l'on appelle Dieu... Et il réalisa que tous rêvaient, mais sans conscience, sans savoir vraiment qui ils étaient.  

"Je suis Miroir de Fumée, parce que je me vois en chacun de vous, mais nous ne nous reconnaissons pas les uns les autres à cause de la fumée qu'il y a entre nous. Cette fumée est le Rêve, et le miroir c'est nous, le rêveur."

L'esprit humain tout entier est un brouillard, appelé Mitote par les Toltèques. En Inde on donne au Mitote le nom de Maya, l'illusion. C'est l'idée que se fait la personnalité du Je suis. Tout ce que vous croyez à propos de vous même et du monde, tous les concepts et es programmes que vous avez en tête, tout cela est Mitote. Etre simplement soi-même, est notre plus grande peur. Les humains se punissent indéfiniment, à défaut d'être ce qu'ils croient devoir être. L'idée que l'on se fait de la perfection (à laquelle il est impossible de se conformer) est la raison du rejet de soi-même.

 

-Le processus de Domestication et le Rêve de la Planète. Nous naissons avec la capacité d'apprendre comment rêver, et les humains qui nous précèdent nous apprennent à le faire de la façon dont rêve la société. Lorsque nous étions enfant, les adultes ont capté notre attention et introduit des informations dans nos esprits par la répétition.

Quatre-vingt-quinze pour cent des croyances que nous avons gravées dans notre mémoire ne sont que des mensonges, et nous souffrons de croire ces mensonges. 

Toute l'humanité est à la recherche de la vérité, de la justice et de la beauté. Nous sommes constamment en quête de vérité parce que nous ne croyons qu'aux mensonges gravés dans notre esprit. Conditionnés par nos croyances nous ne voyons pas la vérité.

 

Si vous voulez connaître une existence faite de joie et de plénitude, il vous faut trouver le courage de rompre les accords passés avec vous-mêmes qui sont fondés sur la peur, et revendiquer votre pouvoir personnel. Il existe Quatre accords toltèques pour nous aider à rompre les accords issus de la peur qui nous vident de notre énergie. Avec de la volonté, vous transformerez le rêve de la planète en votre rêve de paradis personnel. 

 

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1- Que votre parole soit impeccable

Parlez avec intégrité, ne dites que ce que vous pensez. N'utilisez pas la parole contre vous-même, ni pour médire sur autrui. Utilisez le pouvoir de vos mots avec vérité et amour.

Lorsque vous êtes impeccable, vous assumez la responsabilité de vos actions, mais vous ne vous jugez pas, vous ne vous critiquez pas.

Impeccable: Sans péché.             Ne rien faire contre soi-même.

 

Ce premier accord Toltèque est le plus important et le plus difficile à honorer.

La parole est un cadeau divin: L'évangile selon St Jean dit en parlant de la création de l'univers: Au commencement était la parole (ou le verbe), et la parole était avec Dieu, et la parole était Dieu.

C'est donc par la parole que s'exprime notre pouvoir de création, la parole nous sert à nous exprimer, à communiquer. Mais c'est une lame à double tranchant qui peut créer du rêve ou concrétiser l'enfer sur terre.

L'esprit humain est semblable à une terre fertile dans laquelle des graines sont continuellement semées: opinions, idées, concepts...La parole est une graine, et l'esprit si fertile ! Un seul mot en grandissant peut faire le bien ou le mal. Avoir une parole impeccable, c'est faire bon usage de votre énergie, cela signifie que vous l'utilisez dans le sens de la vérité et de l'amour de vous-même.

Chaque fois que l'on écoute une opinion et qu'on la croit, on conclut un accord qui s'intègre à notre système de croyance. La médisance est la principale forme de communication de la société humaine. Une vieille expression dit que la misère aime la compagnie, et les gens qui souffrent ne veulent pas rester seuls.

La médisance fonctionne comme un virus informatique, elle contamine et embrouille les esprits. Lorsqu'on voit le monde à travers les yeux d'un virus informatique, il est facile de justifier le comportement le plus cruel. Nous créons ce poison et le partageons, simplement pour nous sentir bien selon notre propre point de vue. Notre opinion résulte de nos croyances, de notre ego, de notre propre rêve or vous ne pouvez recevoir une idée négative que si votre esprit y est ouvert.

L'intensité de votre amour-propre et les sentiments que vous nourrissez envers vous sont directement proportionnels à la qualité et l'intégrité de votre parole. Lorsque celle-ci est impeccable, vous vous sentez bien, heureux, en paix. Commencez par vous dire combien vous vous aimez, servez vous de la parole pour rompre tous les petits accords qui vous font souffrir. Concluez de nouveaux accords pour vous libérer de la peur en ayant une parole impeccable.

(Extrait du livre de sagesse de Don Miguel Ruiz- Les 4 accords Toltèques)

 

 Cette première proposition semble terriblement contraignante. En fait, elle rappelle que la parole peut détruire, ou construire: les mots agissent sur la réalité. Ne pas en dire trop ni trop vite est au coeur de cet accord. A commencer par les jugements que l'on profère à l'égard de soi-même. "Je suis nul" est une parole négative qui empoisonne notre mental. Il vaut mieux parler peu, mais parler vrai. En cohérence avec ce premier accord, le philosophe viennois Ludwig Wittgenstein a énoncé: "Ce dont on ne peut parler, il faut le taire"- sauf sur le divan du psychanalyste ! 

(Hors-série psychologie magazine)

 

2- Quoi qu'il arrive, n'en faites pas une affaire personnelle

Vous n'êtes pas responsable des actions d'autrui.

Ce que les autres disent et font n'est qu'une projection de leur propre réalité, de leur rêve. Lorsque vous êtes immunisé contre les opinions et les actions des autres, vous n'êtes plus victime de souffrances inutiles. Ne donnez pas votre accord, ne vous faites pas piéger par l'importance personnelle,

par le moi ! 

 

Chacun vit dans son propre rêve, dans sa propre tête; chacun  est dans un monde totalement différent de celui dans lequel vous vivez. Lorsque nous faisons de tout une affaire personnelle, nous partons du principe que l'autre sait ce qu'il y a dans notre monde, et nous essayons d'opposer notre monde au leur... Que ce soit un compliment, ou une critique, voir une insulte, cela ne doit pas nous affecter, car nous savons qui nous sommes, et n'avons pas besoin d'être accepté.

Vous regardez le film en fonction des accords que vous avez conclus dans votre vie . Or votre point de vue est personnel. C'est votre vérité et celle de personne d'autre.

Même les opinions que vous avez sur vous ne sont pas nécessairement vraies; donc, vous n'êtes pas obligé de réagir personnellement à ce que vous vous dites dans votre tête.

Notre esprit vit dans plusieurs dimensions. Parfois vous entendez une voix dans votre tête et vous vous demandez d'où elle vient...Elle peut provenir d'une autre réalité dans laquelle se trouvent des êtres vivants très semblables aux humains. Les Toltèques les appellent les Alliés. En Europe, en Afrique et en Inde, on les appelle les Dieux. Nous avons le choix de croire ou non ce que ces voix nous disent, tout comme nous avons le choix de croire le rêve de la planète et de lui donner notre accord.

Lorsque les gens disent une chose et en font une autre, c'est vous mentir que de ne pas écouter leurs actes. Vous découvrirez que vous avez moins besoin de faire confiance aux autres qu'à votre propre capacité à effectuer de bons choix. 

Le monde entier peut vous calomnier, du moment que vous n'en faites pas une affaire personnelle, vous êtes immunisé. Si vous respectez cet accord vous pouvez dire je t'aime sans peur du rejet, demander ce dont vous avez besoin, dire oui ou non sans culpabilité ou jugement de soi, suivre votre coeur, vivre libre, en paix.

 

 Ce que les autres disent et font tient beaucoup de la projection de leur propre réalité et ne nous concerne que rarement en propre. Si vous êtes l'objet d'une critique, ne le prenez pas personnellement: c'est l'image que l'autre se fait de vous qui est exprimée, pas vous. La même chose est vraie du compliment... La proposition de cet accord est de nous amener à sortir de la tyrannie du moi. L'objectif est de laisser à l'autre la responsabilité de sa parole et de ne pas s'en mêler. Je peux apprendre à écouter ce que l'autre dit de moi sans y adhérer. A la clef: souvent l'apaisement.

(Hors-série psychologie magazine)

 

3- Ne faites aucune supposition

Ayez le courage de poser des questions et d'exprimer vos vrais désirs. Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames. A lui seul cet accord peut transformer votre vie.

 

Nous faisons des suppositions sur ce que les autres font ou pensent, forts de quoi nous en faisons une affaire personnelle, puis nous leur en voulons et nous leur communiquons du poison émotionnel par nos propos, pour rien du tout. Ensuite, nous médisons sur la base de ces suppositions que l'on croit être vraies, puis on défend ces suppositions en donnant tort à l'autre.

Il vaut toujours mieux poser des questions que faire des suppositions, parce que celles-ci nous programment à souffrir. 

Dans chaque relation on peut se laisser aller à supposer que les autres savent ce que nous pensons sans avoir à formuler nos besoins, parce qu'ils nous connaissent, et s'ils ne le font pas nous sommes blessés. Nous ne cessons de supposer, parce que nous n'avons pas le courage de poser des questions.

Nous supposons que tout le monde voit la vie comme nous la voyons. Nous supposons que les autres pensent comme nous pensons, qu'ils ressentent les choses comme nous les ressentons, qu'ils jugent comme nous jugeons. Nous craignons d'être nous-même avec les autres de peur d'être rejeté, maltraité, critiqué, rejeté, jugé comme nous le faisons nous-mêmes. 

On se surestime, on se sous-estime, on se ment, on ne prend le temps ni de poser les questions, ni d'y répondre.

L'amour véritable consiste à accepter les autres tels qu'ils sont sans essayer de les changer. 

Il faut pouvoir être qui l'on est, de façon à ne pas avoir à créer de fausse image de soi.

Ayez le courage de poser des questions jusqu'à ce que tout soit aussi clair que possible. Inversement, tout le monde peut vous interroger, et vous avez la possibilité de dire OUI ou NON.

Ayez une communication claire, sans supposition pour que votre parole soit impeccable, un pas de plus vers la liberté personnelle.

 

 "Quand je fais des suppositions, je suis dans l'univers virtuel de mes pensées, je ne suis pas dans le réel, explique Olivier Clerc (formateur en développement personnel). Et souvent je prends ces suppositions pour des réalités !"

Le plus simple est encore de demander au lieu de supposer. En communiquant, nous revenons dans le réel, au lieu de ruminer dans notre tête. Ce n'est pas toujours faisable et notre mental ne demande qu'à s'emballer. Dans ce cas, autant formuler plusieurs suppositions, si possibles contradictoires. "Dés lors, le mental se rend compte qu'un jeu s'est mis en place et que les suppositions ne sont que ça, des hypothèses. Pas la réalité ", conclut l'auteur.

(Hors-série psychologie magazine)

 

4- Faites toujours de votre mieux

Votre "mieux" change d'instant en instant, quelles que soient les circonstances, faites simplement de votre mieux et vous éviterez de vous juger, de vous culpabiliser et d'avoir des regrets.

 

Ce dernier accord est celui qui va transformer progressivement les trois précédents en habitudes solidement ancrées en nous, car il concerne l'application : Faire toujours de son mieux, en sachant que rien n'est figé, et qu'il faut savoir composer avec l'instant présent en s'adaptant à la situation...Sans jugement.

Lorsqu'on en fait trop, on se vide de son énergie, on agit contre soi-même et c'est contre-productif...

Quand on n'en fait pas assez par rapport à ses possibilités du moment, on s'expose à des frustrations, au jugement personnel, à la culpabilité, et aux regrets.

Or si vous faites simplement de votre mieux, vous vivrez votre existence intensément. Vous serez productif, vous serez bon envers vous-mêmes car vous vous donnerez sans compter dans l'action, juste parce que vous en avez envie, sans rien attendre en retour.

Vous n'avez pas l'impression de travailler dur, en faisant de votre mieux, parce que vous prenez plaisir à ce que vous faites. Vous êtes dans l'action: agir c'est être vivant.

Faire de son mieux devient alors un rituel, il est possible d'avoir des rituels pour chaque chose simple de sa vie. En Inde, les gens pratiquent une puja, un rituel au cours duquel ils prennent des idoles représentant Dieu sous de nombreuses formes et les baignent, les nourrissent et leur expriment leur amour. Ce qui est important c'est la manière d'exécuter le rituel: la meilleure façon de dire Je t'aime, mon Dieu est de vivre votre vie en faisant de votre mieux. 

Lorsque la vie vous prive soudain de quelque chose, détachez-vous en. Lorsque vous pratiquez le renoncement et que vous vous détachez du passé, vous vous donnez la possibilité d'être pleinement vivant dans l'instant. 

Nous n'avons pas à savoir ni à prouver quoi que ce soit. Nous n'avons qu'à être, qu'à prendre le risque d'apprécier notre vie, c'est tout ce qui compte. Vous avez le droit d'être vous-mêmes. Et vous ne pouvez être vous-mêmes qu'en faisant de votre mieux. 

Si vous faites de votre mieux, vous vous sentirez bien, même en faisant encore des suppositions, même s'il vous arrive encore de réagir de façon personnelle, même si votre parole n'est pas toujours impeccable. C'est la pratique qui fait le maître ! Agir, mettre en pratique, voilà ce qui fait la différence.

 

 "De votre mieux", c'est à dire dans un juste milieu. Cet accord découle des trois premiers: trop en faire est épuisant et contre-productif. Pas assez: frustrant ou culpabilisant. Mais comment être dans cette justesse ? Il n'y a pas d'autre norme que celle que l'on ressent, et cet ajustement à soi est quotidien. Il ne s'agit en aucun cas d'être dans une course à la perfection: ne pas être dans un "je dois" faire ceci ou cela tétanisant, mais dans un "aujourd'hui, je peux", modeste et libérateur. Si vous estimes juste de vous lever plus tard un matin, faites-le. Votre vie ne sera plus la même après.

(Hors-série psychologie magazine)

 

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 A bientôt, pour la 2ème partie des enseignements Toltèques !

                                                                                                    Corinne


19/05/2020
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Mantra de guérison

 

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Ce mantra est dédié à Shiva dieu du Yoga qui par sa danse cosmique rétablit l'équilibre en détruisant l'ignorance et l'illusion au profit de la connaissance qui mène à l'état d'Unité.

Au milieu du front entre les deux sourcils Shiva possède un 3ème oeil, siège du  6ème Chakra "Ajna Chakra" le centre de commandement.

Ce troisième oeil se situe au delà des sens, il est le siège de la sagesse et de la spiritualité qui ouvre sur le monde intérieur.

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Le Rudra mantra ou Tryambakam mantra est un des plus beaux et des plus puissants mantras de l'hindouisme. En sanskrit, datant de l'époque védique, il nous vient des temps anciens de l'Inde et résonne superbement à nos oreilles.

Comme tous les mantras il a une portée mystique, une force spirituelle d'énergie pure qui agit à la fois sur le mental, les émotions et le corps physique. C'est un mantra moksha, un chant de libération très puissant, dans d'autres traditions on dirait qu'il est miraculeux.

 "Réaliser la conscience qui n'est jamais née ni ne mourra".

Le Mahamrityunjaya mantra est un mantra d'éveil de la conscience, de purification karmique et de guérison.

 

ॐ त्र्य॑म्बकं यजामहे सु॒गन्धिं॑ पुष्टि॒वर्ध॑नम् ।
उ॒र्वा॒रु॒कमि॑व॒ बन्ध॑नान् मृ॒त्योर्मुक्षीय॒ मा ऽमृता॑त् ।

 

Oṃ tryambakaṃ yajāmahe
Sugandhim puṣṭivardhanam
Urvārukamiva bandhānan
Mṛtyormukṣhīya māmṛtāt

 

Nous honorons celui qui a trois yeux
Qui est parfumé, qui fait croître tout ce qui existe.
De même que le concombre est délivré de son lien,
Que je sois délivré de la mort
Et que je ne sois pas séparé de l’immortalité

 

 

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Je vous propose cette version du Maha Mrityunjaya Mantra du Rig Veda chanté par Anandamayi Ma

Pour écouter ce merveilleux mantra cliquez sur le lien ci-dessous:
https://www.youtube.com/watch?v=NrtJnvHW2t4

A bientôt !

               Corinne


19/04/2020
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De la terre vers le ciel ... Précieux sentiment d'élèvation spirituelle.

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Bien plus que le Palace of  Holyroodhouse, résidence officielle de la reine à Edimbourg, nous avons aimé l'ambiance des ruines majestueuses

et romanesques de son abbaye... 

 

Durant notre voyage en Ecosse, un certain mystère nimbait les édifices souvent en ruine, que ce soient des châteaux où des églises datant du moyen âge, témoins intemporels des siècles passés...

Toute l'histoire d'un peuple avec sa culture, ses croyances, ses batailles, ses victoires et ses défaites,

qui nous ont fait penser à "L'an Mil" magnifique chanson de Michel Sardou.

 

Des cathédrales crevant le ciel comme des épées,

Des forêts noires que des sorcières ont envoûtées,

Des chevaux fous et des milliers de races humaines,

Lancés sur nous, du plus profond de la bohême.

 

Des crucifix dressés pour garder les campagnes,

Des abbayes posées au sommet des montagnes,

Des rois enfants conduits par des femmes inhumaines,

Des rois méchants, soufflant la fureur et la haine.

 

Et tout là-haut un dieu colère,

Qu'on ne sait comment apaiser,

Un dieu du fond de l'univers,

A des années de voie lactée,

 

C'était la fin du millénaire,

Aux horloges de la chrétienté,

L'apocalypse avant l'hiver,

L'arrivée du Dies Irae.

 

Des fumées noires au ciel assassinent l'été,

Des villes sombres emmurent des hommes prisonniers,

Des peurs obscures nous viennent des autres races humaines,

Des bruits d'armures résonnent encore au fond des plaines.

 

Des crucifix brisés rouillent en haut des montagnes,

Des abbayes se changent en maison de campagne,

Des peuples enfants gaspillent la dernière fontaine,

Des peuples fous répandent la fureur et la haine.

 

Et tout là-haut un dieu colère,

Que nous avons tous oublié,

Prépare du fond de l'univers,

Un rendez-vous d'éternité.

 

Bientôt la fin du millénaire,

Va crucifier la chrétienté,

L'apocalypse avant l'hiver,

L'arrivée du Dies Irae.

 Pour écouter cette chanson, cliquez sur le lien ci-dessous:

https://www.youtube.com/watch?v=6rwwC1JAne4

 

Aujourd'hui les historiens s'accordent pour dire que les prétendues prophéties apocalyptiques de l'an mil sont plus proches d'une invention romantique qui se serait développée des siècles plus tard

que d'une véritable terreur de fin du monde.

L'an mil désignerait plutôt une période autour du X ème siècle en Europe , où l'essor économique et spirituel de la Chrétienté se traduit par la construction d'un "blanc manteau d'églises" sur le vieux continent.

A partir du X ème siècle l'ère Chrétienne devient un repère chronologique.

Cependant cette période de l'histoire reste liée à l'obscurantisme et à la violence qui en découle.

C'est la période des grands pèlerinages, de la réforme grégorienne et des croisades car l'installation des Arabes en Espagne en 711 est interprétée comme un signe avant coureur de la fin du monde.

Le moyen âge s'accompagne d'un désir urgent de pénitence avant de paraitre devant Dieu, tandis que les grandes famines, et la peste qui anéantissent le peuple font figure de jugement divin.

A partir du Xème siècle, "le mal ardent" ou "feu de St Antoine" cause la mort de milliers de personnes, dont certaines considérées comme possédées par le diable  sont brûlées vives ou exécutées sur la place publique.

Cette peste "L'ergotisme" est provoquée par un champignon parasite qui se trouve plus particulièrement dans le seigle à base de la fabrication du pain. La maladie provoque des crises semblables à l'épilepsie, des délires, des convulsions, des troubles hallucinatoires...Il n'en faut pas plus pour la qualifier de punition divine.

Certains n'hésitent pas à prédire selon des signes et évenements surnaturels, tels que les tremblements de terre ou le passage d'une comète dans le ciel...le retour de Satan sur terre.

D'où l'avènement du Dies Irae, hymne liturgique d'inspiration apocalyptique.

 

Saint Giles's Cathedral, à Edimbourg.

1120 période normande, pour les 4 piliers centraux. Elle fut brûlée au XIIème siècle et reconstruite au XVème siècle.

Les chevaliers de l'ordre du Chardon, fondé au IX ème siècle s'y réunissent encore chaque année.

C'est une magnifique cathédrale !

 

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Saint Machar Cathédral à Aberdeen.

La plus ancienne cathédrale en granit du monde.

Elle fut construite au XIIème siècle sur les ruines d'une église du VIème siècle.

 

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La Cathédrale d'Elgin "La lanterne du Nord"

Erigée au XIIIème, elle fut incendiée en 1390 par le comte de Badenoch, furieux d'avoir été excommunié

Rebâtie, puis dévalisée et laissée à l'abandon après la Réforme en 1560, avant que la tour centrale ne s'effondre en 1711.

Il ne subsiste que de majestueuses ruines.

 

 

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La Cathédrale de Saint Andrew fut jadis le site le plus impressionnant du pays.

La ville aussi ancienne qu'Edimbourg, fut longtemps le centre religieux de l'Ecosse, car elle détenait une relique de St André rapportée de Grèce au IV ème siècle par St Rule.

St Rule's tower seule rescapée d'une église du XIIème siècle (157 marches: vue panoramique !)

Sur ce site s'érigea la plus grande Cathédrale d'Ecosse. Consacrée en 1318 elle reflétait l'importance de la cité.

Condamnée par la Réforme, elle servit de carrière de pierres...

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                                                                   A bientôt et Joyeux Noël !

                                                                                                       Corinne.

                                             


13/03/2020
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Ganesh le dieu à tête d'éléphant

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Ganesa, ou Ganesh, "souverain des catégories",

ou Ganapati, "Chef des troupes"

 

Dieu à tête d'éléphant aisément reconnaissable, il est l'un des deux fils de Shiva et de Parvati. Il apparaît pour la première fois tel qu'on le connait dans le Mahâbhârata, "La grande épopée de l'Inde" qui raconte comment les dieux essayèrent de rétablir le Dharma (l'ordre cosmique) en se débarrassant des hommes. Il en est le scribe.

Ganesa a le plus souvent quatre bras qui font référence au mental, l'intellect, l'ego et la conscience.

C'est par lui que se meuvent les quatre principes des éléments; c'set également lui qui établit la prédominance des dieux dans le ciel et celle des hommes sur la terre, autrement dit les quatre castes. Tandis que deux de ses mains tiennent le plus souvent une hache héritée de Shiva qui détruit l'ignorance, ou parfois un lacet ou encore un noeud coulant lui permettant de capturer l'Erreur et un crochet ou aiguillon à éléphant symbole de la Maîtrise du monde, les autres font un geste d'apaisement, celui d'accorder un don.

Sa trompe tordue tantôt à gauche, tantôt à droite correspond aux deux voies qui permettent de contourner l'obstacle pour atteindre le but suprême.

Ses défenses dont l'une est cassée signifient sa capacité à surmonter n'importe quel duel. La légende raconte qu'il a lui même brisé l'une d'elle et qu'il sen est servi pour rédiger le Mahabharata.

On raconte aussi qu'une nuit, Ganesh tomba de son rat et se cassa une défense. En voyant cela , la lune éclata de rire. Ganesh lui lança alors la défense brisée, et depuis ce jour lors des processions en l'honneur de Ganesh on évite de regarder la lune.

Ses grandes oreilles révèlent son sens de l'écoute. Son ventre bien arrondi révèle sa capacité à digérer toutes les souffrances de l'univers.

Souvent vêtu de rouge, ses membres sont recouverts par les fidèles d'une pâte de santal rouge.

Le Svastika, symbole graphique, porte bonheur est inscrit dans la paume de sa main.

Le petit trident qu'il porte sur son front évoque le passé, le présent, le futur et indique qu'il est bien le fils de Shiva.

Les sucreries évoquent la douceur et la satisfaction d'une vie de discipline et de connaissance.

Ganesh est le plus souvent assis, sur un trône de lotus, une jambe repliée, l'autre jambe pendante, dans une posture décontractée. Mais il peut être représenté en dansant, car son père est Shiva Nataraja, le roi de la danse. On le trouve aussi allongé sur un sofa, un livre ouvert devant lui, il écrit une histoire.

 

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Ganesh détruit les obstacles, il est charitable et dispensateur de dons, considéré comme le dieu du commencement de chaque entreprise, il est vénéré comme tel avec des fleurs rouges. Très populaire, son culte, complémentaire de celui de Shiva , est répandu du nord au sud de l'Inde. Fils de l'énergie divine (Parvati), il subit une épreuve initiatique, mort et renaissance, par l'intervention du dieu suprême Shiva. Celui-ci le décapita, puis posa sur ses épaules une nouvelle tête, celle d'un éléphant, lui conférant ainsi tous les pouvoirs de cet animal royal et majestueux et le nomma "Chef de ses troupes de ganas", des petits génies formant l'armée de Shiva.  

Avec sa tête d'animal et son corps d'homme, son appartenance au règne animal et au genre humain, il est l'union de deux contraires, le microcosme (la souris) et le macrocosme (l'éléphant).

Il a pour monture une souris, "Mûshaka". Elle est placée sous ses pieds et lui sert de véhicule. Elle représente le désir et l'ego en totale soumission au dieu Ganesh.

Incarnation de la notion d'imminence du divin, Ganesa est en outre le dieu du savoir et le protecteur des lettres et des écoles.

Quelques uns de ses autres noms sont:

-Vighneshvara "maître des obstacles "

-Vinâyaka "meilleur des guides"

-Iyeshatha-râja "Roi des ancêtres"

-Gajâdhipa "Roi des éléphants"

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Quelque soit l'histoire de sa naissance Ganesh est toujours présenté comme le fils du couple Shiva / Parvati et le frère de Skanda.

 

On dit que que le seigneur Ganesha est né de la création de la déesse Parvati. Un jour, Parvati fut dérangée pendant qu'elle prenait son bain. N'ayant pas apprécié la situation, elle décida de se créer un serviteur pour garder sa porte et veiller à ce que cela ne reproduise plus. Elle se frotta le corps et à partir des vagues parfumées qui s'en dégagèrent conçu un bel enfant qu'elle nomma Ganesh. Un jour, Shiva qui revenait de la guerre ou encore d'une longue période de méditation dans l'Himalaya, voulu entrer dans la salle d'eau de Parvati. Ganesh qui ne l'avait jamais vu interdit à son père de rentrer où se trouvait sa mère. Furieux d'être contredit par un enfant, Shiva lui trancha la tête. Parvati informa son mari de sa méprise et lui demanda de ramener son fils à la vie. Shiva promit de remplacer la tête par celle de la première créature qui se présenterait, plus exactement par la tête du premier enfant hors de la vue de sa mère. Le premier être fut un éléphanteau dont la mère dormait en lui tournant le dos... Par cet acte, et bien que Ganesh ait été conçu sans lui, Shiva assuma sa paternité.

 

Symbolisme: Le fait qu'il faille trancher la tête pour accéder à la Shakti. L'intellect doit se retirer pour faire place à l'énergie divine.

 

Une version moins connue raconte qu'à la demande des dieux, qui veulent distinguer le bien et le mal, Shiva créa Ganesh, un fils à son image: très beau et très intelligent.  Tant et si bien qu'il séduit toutes les femmes et en oublie sa tâche. Aussi sa mère Parvati, le condamna à avoir une tête d'éléphant et un gros ventre.

 

Selon une légende tamoule, la tête d'éléphant serait due au fait que lors de leurs ébats ayant conduit à la conception de l'enfant divin, Shiva et Parvati avaient adopté la forme d'un couple d'éléphants.

 

Dans une autre histoire, Parvati présenta son fils à Shiva qui ouvrit son troisième oeil et transforma sa tête en cendres. Parvati demanda alors que Shiva remplace cette tête, et comme un éléphant vint à passer...

 

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Ganesh, dieu de la sagesse, enjoué et généreux fait l'objet de nombreuses vénérations.

Pour illustrer la sagesse de Ganesh on évoque cette légende:

 

Shiva et Parvati avaient acquis le fruit qui contenait le nectar de la connaissance et de l'immortalité. Ganesh et son frère Skanda, se disputaient le fruit. Le couple divin décida que le premier ayant effectué trois fois le tour de l'univers posséderait le nectar. Ganesh savait qu'il était plus lourd et que sa monture ( la souris) ne l'aiderait pas dans sa course. Il fit alors sept fois le tour de ses parents en déclarant: "Mes parents Shiva et Parvati sont la totalité du monde. En eux se trouve concentré l'univers entier. Je n'ai pas besoin d'aller plus loin."

 

 Censé apporter la prospérité, protecteur du foyer, patron des commerçants, des voyageurs et des voleurs, c'est le dieu de toutes les premières fois !

Les festivités en son honneur culminent à Mumbai, où les quartiers rivalisent d'imagination pour confectionner l'effigie la plus impressionnante. Les fidèles préparent lumières, décorations, chants de dévotion et activités culturelles pour une période de 2 à 10 jours. Lors de Ganesh Chaturthi, des milliers de processions convergent vers la plage de Chawpatti, où des images du dieu seront immergées. Chantant et dansant au rythme des tambours, les participants exhortent Ganesh à revenir l'année suivante. Cependant, si Ganesh est capable de lever tous les obstacles, il peut aussi en mettre sur le chemin de celui qui ne l'honore pas convenablement...C'est pourquoi toutes les divinités craignent sa puissance.

 

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Om Gam Ganapataye Namaha est le mantra de Lord Ganesha. 

"Invocation à Lord Ganesh, fils de Shiva, qui détruit les obstacles et garde la porte des royaumes éclairés."

 

Cliquez sur ce lien pour écouter le mantra:

https://www.youtube.com/watch?v=LP8lQ-xoR74

 

Connu pour supprimer les obstacles, le Seigneur Ganesh est le gardien de la prospérité, de la beauté, de la grâce et de la compassion. Il est révéré au début de toutes les cérémonies et rituels spirituels. Il est également l'incarnation de trois vertus : Siddhi (la réalisation, spiritualité), Buddhi (l'Intelligence, sagesse) et Riddhi la richesse, (prospérité) qui sont les trois filles de Brahma. 

On considère que réciter ce mantra apporte richesse, succès, prospérité, chance et paix. Récité ou chanté avec dévouement et sincérité, il améliore la discipline et élimine les peurs et les phobies.Chanter ce mantra permet de lever les obstacles lorsqu'on entreprend quelque chose. 

 

Rappelons que les mantras sont des formules sonores puissantes qui ont une signification profonde qui nous transporte comme par magie d'un monde matériel à un espace sacré spirituel. Le mantra participe à la modification de nos états de conscience, grâce à la vibration du son, sa tonalité, son rythme...

De manière traditionnelle, il est répété 108 fois, soit un collier mala.

 

Om  le mantra universel qui représente la naissance de l'univers

Gam le son du chakra racine muladhara, à la base de la colonne vertébrale, réveille l'énergie cosmique Shakti qui va permettre de renforcer l'estime de soi...Il est le maître de la Kundalini et des canaux subtils.

Ganapataye est un des noms de Ganesh surnommé le briseur d'obstacles.

Namaha formule de salutation 

 

Vous pouvez installer une représentation de ce dieu au dessus de votre porte d'entrée, ou encore décorer l'avant de votre véhicule d'une petite statuette ...Dans chaque nouvelle étape de votre vie , Ganesh est là en tant que protecteur. N'hésitez pas à faire appel à lui !

 

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A bientôt !

                 Corinne


13/03/2020
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