VOYAGES EN EQUILIBRE...

YOGA, PHILOSOPHIE & RELIGIONS




Pranayama et Bandhas

  

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Selon les écoles , vous verrez qu'il existe des variantes au sujet des bandhas,

ce qui est certain c'est la différence de ressenti au niveau de la pratique du Pranayama avec ou sans les bandhas,

lorsque vous mettez en oeuvre les ligatures au niveau physique  votre conscience s'éclaire et au niveau mental ce n'est plus le même yoga...

Parfois, cela peut prendre du temps, car il n'est pas si facile d'apprivoiser ni d'intégrer ces pratiques lors des prises de postures et des respirations.

Ne soyez pas pressé, prenez tout le temps nécessaire à votre compréhension...

Nous pratiquons le Yoga, nous sommes sur le chemin, c'est là l'essentiel.

 

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Selon la Fédération française de Hatha-Yoga:

 

Bandha mot sanskrit qui signifie chaîne, ligature, lien, ce qui attache solidement.

Il s'agit d'un concept opposé à celui de détente et de libération.

Les bandhas agissent à partir de pressions effectuées à l'intérieur du corps, sur les fonctions nerveuses et endocriniennes et sur le mental.

Ils lient les canaux subtils (nadis) ou resserrent les organes. 

Les textes mentionnent, en particulier, quatre bandhas.

 

- Jivha bandha : on presse la langue contre le palais pendant la rétention de souffle.

C'est le bandha le plus pratiqué.

 

-1- Jalandhara bandha :  il se pratique pendant la rétention de souffle. 

Le menton est abaissé et appliqué le long de la gorge, vers le sternum.

 

-2- Uddiyana bandha : il s'agit d'aspirer le ventre vers l'intérieur par une forte dépression intra-thoracique crée par le soulèvement des côtes et par le maintien abdominal.

 

-3- Mula bandha : on resserre légèrement l'anus.  

Ce bandha est souvent pratiqué en même temps que uddiyana bandha.

 

Ces trois derniers bandhas sont désignés généralement sous le nom de bandha traya.

 

Yoga et Symbolisme - Shri Mahesh- Centre de relations culturelles Franco- Indien

 

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Selon les études universitaires sur le Yoga :

 

Tous les Prânâyâma doivent toujours être exécutés accompagnés des trois "ligatures"(bandha):

 

-1- La "ligature contrôlant les réseaux" (jâlandhara-bandha) doit être exécutée juste à la fin de l'inspiration.

Elle consiste à pousser le menton contre la poitrine (plus exactement, l'enfoncer dans la dépression jugulaire en haut du sternum), en baissant le front le plus possible vers l'avant, tout en gardant le dos droit.

Cette position est maîtrisée grâce à la pratique préalable des postures nommées Sarvângâsana (la chandelle) et Halâsana (la charrue).

Cette ligature ferme la gorge et bloque entièrement le passage de l'air, permettant une suspension du souffle sans migraines ni bourdonnements d'oreille.

Elle est sensée opérer un contrôle sur le réseau des nâdi, d'où son nom.

 

-2- La "ligature de l'envol" (uddîyâna-bandha), exécuté à la fin de la rétention et au début de l'expiration, consiste à creuser fortement le ventre en le tirant vers le dos et en le faisant remonter vers le thorax, de sorte qu'un creux apparaisse sous le diaphragme et que le nombril semble toucher la colonne vertébrale.

Cette ligature doit son nom au fait que grâce à elle, "les grands oiseaux" que sont les souffles vitaux prennent leur envol dans une direction qui leur est jusqu'ici tout à fait inconnue, c'est à dire en empruntant la voie de Sushumnâ.

 

-3- La "ligature de la base" (mûla-bandha) est aussi accomplie durant la rétention.

Le yogin contracte l'anus, les muscles fessiers, tout le fondement, et le fait remonter de l'intérieur. Il fait aussi remonter le bas-ventre en le poussant vers la colonne vertébrale.

 

Lorsque les trois bandha sont exécutés simultanément, il se produit une sorte d'inversion des courants d'énergie naturels dans le corps.

L'énergie habituellement descendante (apâna), qui va du milieu à la base du corps, et préside aux fonctions d'excrétion, est forcée par le mûla-bandha (et pat l'uddîyâna-bandha dans une moindre mesure) de remonter.

L'énergie habituellement montante (prâna) qui gouverne la moitié supérieure du corps, veut s'échapper par le haut, et elle est forcée, par le jâlandhara-bandha, de redescendre.

En poussant ainsi avec force à la fois vers le haut (à partir d'en bas) et vers le bas (à partir d'en haut), tout en tirant le nombril vers la colonne vertébrale, le yogin doit avoir l'impression que ces deux courants d'énergie refluent, se rejoignent et fusionnent au niveau du nombril.

 

Les voies du Yoga - Tara Michaël

 

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Selon l'école de Swami Vishnou-devananda grand maître dans l'art du pranyama:

 

-1-La ligature du menton, jalandhara bandha 

La ligature du menton bloque le mouvement vers le haut de l'udana la respiration expressive, au niveau d'un des points de digitopuncture le plus important du corps: la gorge.

En sanskrit, le mot jala  signifie "filet"ou "réseau", ce qui fait référence à la colonne vertébrale et au système nerveux qui relie le cerveau au cou, centre de l'énergie udana.

Dhara indique une "traction vers le haut": cet exercice exerce une force d'attraction vers le haut sur le cordon médullaire et sur les centres nerveux qui, à leur tour, agissent sur le cerveau.

Cette pratique aide également à contrôler consciemment les poumons et le système cardio-vasculaire

Il s'agit peut- être du bandha, ou verrouillage énergétique, le plus important. Physiquement, il prévient le mouvement d'air dans notre gorge et dans les trompes d'Eustache (qui conduisent aux oreilles) lorsqu'on retient son souffle.

- S'asseoir la colonne droite. Fermer doucement les lèvres et inspirer pleinement par le nez. Remarquer qu'à la fin de l'inspiration, le sternum se lève légèrement.

- A la fin de l'inspir, juste avant de commencer la rétention, placer le haut de la langue contre le palais. Avaler doucement, votre langue glisse vers l'arrière et crée un vide à l'arrière de la gorge.

Laisser aller la tête en avant afin que le menton touche les clavicules et bloque la gorge. Reposer le menton dans la fourchette sternale ( le creux en forme de V à la base de la gorge, là où les clavicules se rejoignent.

-Tenir cette posture le temps de rétention de l'air dans les poumons.

- Expirer en détendant d'abord la gorge, et replacer la tête en position droite. Relaxer la langue et expirer pleinement en se détendant et en revenant à une respiration normale.

Attention ! A ne pratiquer que lors d'une rétention poumons pleins- A éviter durant la grossesse, si dépression ou tension artérielle basse.

 

-2- Uddiyana bandha , la poussée abdominale qui augmente l'énergie positive

Le nom sanskrit Uddiyana indique que cet exercice renforce l'énergie samana, et qu'il agit également  sur la respiration expressive udana afin d'améliorer la volonté, l'appréciation, le goût de la vie.

L'énergie samana est concentrée dans la région du plexus solaire. C'est le siège du feu digestif, connu dans la tradition yogique sous le nom d'agni.

La médecine traditionnelle de l'Inde, l'ayurveda, considère agni comme le fondement d'une bonne santé.

Lorsque ce feu intérieur est fort, la nourriture est bien digérée, l'énergie vitale contenue dans l'air est bien absorbée et les relations avec le monde extérieur sont bienveillantes.

Au contraire, si agni est faible, la santé se détériore, les problèmes s'aggravent, deviennent chroniques,  tant au niveau des maladies physiques que des déséquilibres psychologiques.

La pratique permet de se familiariser à nouveau avec les muscles abdominaux inutilisés depuis des années...

Essayer de pratiquer l'estomac vide, de préférence le matin au levé.

-Debout, écarter les pieds de la largeur du bassin, plier légèrement les genoux. Garder les pieds parallèles (ni en dehors, ni en dedans).

-Se pencher vers l'avant en posant les mains sur les suisses, doigts de mains dirigés vers l'intérieur.

-Inspirer profondément par le nez, puis expirer fortement par la bouche en faisant sortir tout l'air contenu dans les poumons. Dans le même temps, tendre les bras et verrouiller les coudes, en amenant le coccyx légèrement vers l'avant. Abaisser le menton vers la poitrine en imaginant qu'une corde fait monter le diaphragme vers la gorge.

-Garder la posture tant que la rétention poumons vides est confortable. Puis relâcher l'abdomen et inspirer profondément. Se reposer quelques instants et recommencer 3 à 5 fois.

Agni Sara, la purification par le feu se pratique lorsque l'on maîtrise déjà parfaitement Uddiyana Bandha.

C'est une technique de respiration yogique importante et intense, utilisée pour stimuler et pour éveiller à la fois le feu digestif et l'énergie de samana, la respiration nourrissante.

Par une pratique régulière, la vitalité et la robustesse de toute la région abdominale augmente: ce qui a un effet positif sur l'ensemble du système énergétique, sur la clarté mentale et sur la concentration de l'attention.

Aide à contrebalancer l'affaissement des muscles abdominaux et soulage la constipation.

-Pratiquer l'estomac vide. Commencer par pratiquer la poussée abdominale ci-dessus.

-Au moment de tenir la posture après avoir expiré , ne pas inspirer : relâcher le diaphragme, puis le contracter rapidement une nouvelle fois.

-Refaire ce cycle Relâchement/ Contraction  5 à 10 fois ou pendant toute la rétention de souffle poumons vides.

-Si nécessaire, inspirer, se reposer et recommencer, en augmentant la durée de rétention au fur et à mesure de la pratique.

Attention ! Ne pa pratiquer ces deusx exercices encas de tension élevée, de maladie cardio-vasculaire, ni durant la grossesse et les règles.

 

-3- La ligature de la racine, mulabandha

Cette technique Yogique peut considérablement améliorer le niveau général d'énergie, car cet exercice stoppe la fuite d'énergie vers le bas, ce qui a pour effet de contenir l'énergie à la base du torse, siège de l'apana, et de ne pas lui permettre d'aller vers le bas. En même temps cette technique permet au système énergétique d'agir telles les racines d'une plante qui extrait et puise les nutriments de la terre.

En dirigeant l'énergie apana (qui habituellement va vers le bas) vers le coeur, se développe avec la pratique, un sentiment de bien-être, de sécurité intérieure, de courage et de force intérieure tout en développant des fondations physiques solides pour le corps.

Chez les hommes, la ligature de la racine consiste à contracter les muscles qui entourent le périnée, à mi-chemin entre l'anus et les parties génitales.

Chez les femmes, la contraction est ressentie plus fortement dans la zone qui entoure la base du col de l'utérus.

Au départ il peut-être compliqué d'isoler les contractions dans des zones si précises, il s'agit alors de pratiquer lentement et progressivement pour permettre aux muscles de se renforcer au fur et à mesure que la détermination augmente.

Excellent après l'accouchement et aide au renforcement du contrôle de la vessie.

 Choisir une position assise confortable de préférence jambes croisées. S'assurer que les genoux reposent par terre et qu'ils sont plus bas que les hanches, pour cela poser un coussin sous les fesses si nécessaire. 

Pour bien comprendre quels muscles contracter, placer une balle de tennis sous le périnée et essayer de faire monter les muscles vers le haut et de les écarter de la balle.

- Inspirer profondément par le nez et retenir le souffle (au début 5 secondes poumons pleins)

-Tout en retenant le souffle, contracter le sphincter anal aussi fort que possible. Utiliser force physique, intention mentale et faculté de visualisation pour amener le plancher pelvien vers la poitrine.

Visualiser l'énergie qui monte depuis le pubis, le périnée et l'anus tout le long de la colonne vertébrale pour venir s'unir aux autres énergies qui se trouvent dans la région du coeur.

-Relâcher la contraction et expirer par le nez. Attendre quelques instants et recommencer. Pratiquer 3 à 5 fois par jour.

Attention !  A éviter durant la grossesse, les règles et en cas de constipation.

 

L'Art de la Respiration- Swami Saradananda- Le Courrier du Livre.

 

 

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Pensez à visualiser le voyage du souffle et du prâna dans votre corps lorsque vous respirez,

vous aurez alors le sentiment de faire Un avec l'Univers,

Pensez à tous ces échanges gazeux lors des rétentions de souffles,

et dites-vous qu'ils sont à l'origine de votre transformation intérieure tant physique que mentale,

Respirez, tenez vous le dos droit, maîtrisez votre posture et souriez à la vie !

 

"L'air tisse l'Univers,

le souffle tisse l'Homme."

Pensée Indienne.

 

A bientôt !

Corinne


10/05/2019
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Pranayama : Ujjâyî , le souffle victorieux

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On inspire l'air avec lenteur par les deux narines avec une contraction partielle de la glotte qui produit un léger ronflement, on retient l'air au maximum puis on expire par la narine gauche avec le même bruissement caractéristique.

Ce prânâyâma aux effets psychiques profonds à l'avantage de pouvoir être pratiqué non seulement assis mais dans n'importe quelle position, debout, couché, en bougeant ou en marchant (à condition d'omettre ou de réduire la rétention).

Lors de la pratique d'Ujjâyî , la rétention de souffle est accompagnée plus particulièrement d'une contraction : Jâlandhara-bandha (la ligature contrôlant le réseau des nâdî ) qui s'exécute juste à la fin de l'inspir ( et aussi dans les arrêts à poumons vides...).

On enfonce fermement le menton dans le creux de la gorge au sommet du sternum, ce qui provoque un fort étirement de la nuque. Baisser le front le plus possible vers l'avant, tout en gardant le dos très droit. Cette position est particulièrement  maîtrisée grâce à la pratique préalable des postures nommées Sarvângâsana et halâsana . Cette ligature  ferme la gorge et le passage de l'air est entièrement bloqué, assurant une suspension du souffle sans bourdonnement d'oreilles  ni pression au niveau du coeur ou de la tête.

 Textes extraits des ouvrages:

Que sais-je ?  Le Yoga -  Pierre Feuga et Tara Michaël

Les voies du Yoga  - Tara Michaël

 

La respiration Vinyasa est synchronisée avec les mouvements: chaque mouvement correspond à un phase respiratoire, inspiration ou expiration.

On retrouve dans cette pratique Ujjâyî la respiration victorieuse. L'impulsion du mouvement vient du souffle qui harmonise les postures entre elles.

Le son produit à l'arrière de la gorge rappelle le bruit lointain des vagues. On crée ce son en respirant par le nez, en décontractant le palais et en resserrant l'épiglotte. Ce rétrécissement accroche le souffle momentanément en nous permettant de le contrôler durant l'inspiration et l'expiration. Les inspirations et les expirations deviennent alors identiques en termes de durée et d'effort. Avec la pratique la respiration devient plus circulaire car les pauses naturelles entre les cycles diminuent, créant une respiration continue sans distinction précise entre les phases respiratoires.

Expérimentez ces techniques respiratoires dans "La Salutation au Soleil".

Lorsque vous êtes familiarisé avec la pratique, et que mouvements et respiration sont parfaitement synchronisés, le souffle Ujjâyî résonne comme un mantra.

Ces techniques de prânâyâma et de bandha transforment petit à petit la pratique posturale en lui apportant subtilité, force et légèreté. 

Votre pratique posturale se transformera alors en méditation dynamique capable de calmer les pensées et les émotions, tout en approfondissant la prise de conscience du corps.

 Texte extrait du livre:

Le Yoga Ashtanga  - Anton Simmha

 

On respire par les deux narines avec fermeture partielle de la glotte (Jalandhara bandha).

La langue est légèrement pressée contre le palais (Jivha bandha).

-A l'inspiration (2 unités de temps), porter la poitrine vers le haut et vers l'avant :  Respiration thoracique.

Les muscles abdominaux sont légèrement contractés.

Possibilité de rétention du souffle  (Puraka Kumbhaka) durant 4 unités de temps. Attention à ne pas forcer la rétention de souffle !

Penser à détendre les muscles du visage.

-A l'expiration (6 unités de temps), relâcher le menton et Jalandhara bandha. Relâcher les muscles abdominaux.

Attention à ne pas forcer l'expiration de souffle !

-Les effets de la respiration Ujjâyî :

*Apaise le système nerveux, sensation de repos

*Recommandée en cas d'insomnie

*Se concentrer sur le passage nasal de l'air qui produit des vibrations qui ont un effet subtil, tel le ronflement doux et faible d'un bébé endormi.

Les échanges gazeux et praniques de cette respiration sont les plus bénéfiques du Pranayama.

 Recherche effectuée durant ma formation d'élève-professeur FFHY

 

Respiration supérieure, énergie d'envol Udana qui part du plexus solaire vers la gorge.

L'élément caractéristique de la respiration Ujjâyî est le blocage partiel de la glotte, clapet situé à l'arrière de la gorge (juste derrière la pomme d'Adam) qui facilite le discours et se ferme lorsque vous gargouillez pour empêcher l'eau de descendre dans votre gorge. La constriction de la glotte amplifie les sons que fait normalement la respiration et lorsqu'elle est effectuée correctement, elle crée une vibration douce qui apaise les nerfs et calme le mental.

Certaines traditions de Yoga prônent la pratique de cette respiration durant les postures.

On peut la pratiquer en méditant, en marchant, en courant. Attention alors à ne pas retenir son souffle, mais juste contracter la glotte en permettant à la respiration d'aller et venir en continu. Essayer d'égaliser les inspirations et les expirations.

Il est possible d'augmenter le rythme de votre respiration à l'apogée d'une posture ou durant la Salutation au Soleil, ne résistez pas si votre respiration accélère d'elle-même.

Cette respiration stimule l'énergie Udana, elle vous pousse vers le haut et vous aide à réussir dans tous vos efforts;

Elle améliore votre expression sonore, attise le feu digestif, favorise les échanges de gaz et de prana. Elle est recommandée pour remédier aux problèmes de mucosité, toux, fièvre, asthme, phtisie, pression artérielle basse et respiratoires. Elle revigore le système nerveux et réduit la dépression.

-Asseyez-vous le dos droit et le thorax légèrement bombé à la manière d'un guerrier. Fermez les lèvres, ainsi que la glotte de manière partielle, en contractant les muscles qui entourent les clavicules. Inspirez lentement par les deux narines. Retenez votre souffle tant que vous vous sentez à l'aise et puis expirez par la narine gauche, en gardant la narine droite fermée.

 Texte extrait du livre "L'art de la respiration"

Swami Saradananda

 

Ujjâyin (apportant la victoire)

On inspire l'air avec lenteur par les deux narines, en le laissant frotter contre le conduit respiratoire de manière à produire un son, on retient l'air au maximum, puis on expire par la narine gauche.

Texte extrait du livre "Les voies du Yoga" -

Tara Michaël

 

Voici donc exposées les différentes techniques de Pranayama concernant Ujjâyî ... Autant d'écoles, autant de variations autour du souffle victorieux.

A expérimenter selon l'activité : Asanas, marche méditative...

A retenir : Rétention de souffle ( tant que c'est confortable ! ), uniquement si vous êtes installé dans une posture.

                   Si vous êtes en mouvement : pas de rétention de souffle. De même, lorsque vous êtes en mouvement mieux vaut expirer par les deux narines.

 

A bientôt !

                   Corinne

 


18/01/2019
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La légende de l'étoile des mages

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Légende d'Orient et d'Occident : L'Etoile des Mages

 

"Le Jésus, ce n'est pas le grand large, c'est ce petit bout de nuit là-bas, avec une étoile, une seule...

Et maintenant, regardez la nuit inondée d'étoiles ! Il y a des forces du monde. Voilà le secret."

Jean Giono, Le Serpent d'étoiles

 

-"Quand Adam vint sur le mont Nud en Perse, il logea de l'or, de l'encens et de la myrrhe dans une caverne creusée par les eaux. Le trésor attendrait là qu'un astre lumineux annonce la venue du Messie. En ce lieu, génération après génération, douze mages guettèrent le ciel en priant. Ils venaient d'Uruk, Ninive, Babylone, de Karnak, d'Akkad et de Sumer, de Chaldée, de Perse, d'Egypte ou de Grèce. Ils étaient des veilleurs, consacrés à la science des astres et à l'art des présages, des mathématiciens célestes. Ils connaissaient le Rig-Véda de l'Inde, l'Avesta de la Perse, ils avaient reçu de prêtres, érigeant des mégalithes, un savoir oublié.

Deux ans avant la naissance de l'enfant divin, confortés dans leurs prédictions, ils virent apparaître les signes attendus dans le ciel étoilé: le moment était venu de sortir les trois ors d'Adam de leur caverne. Ils s'approchèrent avec dévotion et transvasèrent précautionneusement l'or, l'encens et la myrrhe dans des jarres de terre blanche. Ils apprêtèrent une caravane comme on n'en avait jamais vu. Elle formait un cortège de chameaux, d'ânes et d'éléphants montés par d'alertes vieillards et de jeunes novices. Ils emportaient leurs bâtons ornés pour suivre les mouvements des astres, des parchemins roulés, des stèles couvertes de chiffres, des croix de toutes sortes.

Vue de l'Orient, la lumière causée par le croisement des planètes devint intense. Elle formait une image pareille aux vieilles légendes: une jeune fille portant sur son sein un enfant assoupi. La caravane parvint aux portes de Jérusalem dans l'effervescence populaire. Le roi Hérode, inquiet des prophéties, fit venir les sages en grande pompe en son palais. Le despote leur offrit spectacles et mets délicats, se fit doucereux, ami des sciences et faussement touché par la naissance du Messie. Il demanda aux sages de lui révéler le moment venu, l'endroit, pour l'adorer lui aussi. Quand l'étoile, faite de plusieurs astres, eut dessiné dans le ciel d'étranges pas, la caravane reprit sa route, promesse faite au roi Hérode de venir le quérir dès l'apparition de l'enfant divin.

Or, voilà qu'un soir l'étoile s'arrête, se pose au dessus d'une étable. Des bergers sont rassemblés, silencieux, autour d'un musicien. La flûte, qu'il a plantée dans le ciel s'est tue. Du lait coule de ses lèvres. A l'intérieur, on entend la respiration des bêtes et le babil d'un tout petit. Les bergers s'écartent, les mages entrent et saluent Marie, Joseph et quelques autres, réunis. Ils ouvrent les jarres blanches et déposent dans la paille les trois ors d'Adam, puis s'agenouillent et bénissent, sourire aux lèvres, l'agneau du monde. La même nuit, plusieurs s'assoupissent et voient venir un ange qui leur commande de rompre la promesse faite à Hérode et de repartir sans délai, par un autre chemin.

L'apparition sauva l'enfant.

Le roi Hérode, favori des Romains, obsédé par les complots imaginaires, craignait la venue d'un roi des Juifs. Il voulait tuer l'étoile. Comme nul ne vint le quérir, le cruel tyran ordonna l'holocauste des tout-petits. Il en fit périr soixante-trois mille autour de Bethléem, petits astres qui montèrent, accompagnés de cris, des suppliques des mères, jusqu'aux blanches nourrices de la Voie lactée.

Entre temps, l'ange était revenu prévenir Joseph, de mener sans délai l'enfant et Marie en Egypte. L'étoile s'en fut, sauve, escortée par ses parents. Elle foula les sables dorés, le front brillant, fit sur la terre comme au ciel, devint soleil.

Les mages s'étant séparés, chacun s'en alla porter la bonne nouvelle. 

Le berger à la flûte s'en fut par les chemins secrets de l'errance, conter la nuit de l'étoile."

 

"Je suis la lumière qui illumine tout homme."

Evangile de Thomas, logion 77

 

Contes des sages qui lisent dans les étoiles- Patrick Fischmann- Editions du Seuil.

 

On se retrouve en janvier pour une nouvelle année en Yoga

A bientôt !

Corinne

 

 


27/12/2018
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Le Prana, l'énergie subtile ...

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"Alors, le Seigneur Dieu modela l''homme avec de la poussière prise du sol.

Il insuffla dans ses narines le souffle de vie, et l'homme devint un être vivant."

Genèse, 2.7

 

"La première des 5 formes de prana, l'énergie ou la force motrice qui sous-tend toute énergie en circulant dans votre corps, est également connue sous le nom de prana, ce qui peut porter à confusion. Les professeurs de Yoga vous diront qu'à chaque fois que vous inspirez, vous absorbez cette énergie vitale en même temps que l'air que vous inhalez.

De même que vous avez besoin d'oxygène physique pour revitaliser votre corps, vous avez besoin de prana pour stimuler vos pensées et vos émotions...

Cette respiration énergisante du prana vous permet non seulement d'inhaler de l'air dans vos poumons, mais d'absorber des stimuli de toute forme, depuis les perceptions visuelles, sonores et olfactives aux sensations, idées et savoir. Car le prana crée le stimulus de base qui met toute chose en mouvement.

Cela faisant, il augmente votre appréciation de la vie et votre verve, et il ouvre votre coeur, ainsi que votre esprit à de nouvelles possibilités de tout type, depuis votre productivité professionnelle à votre créativité personnelle, en passant par vos relations avec autrui et votre environnement."

             

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"Le prana est la source de toute énergie dans l'univers. Que cette énergie se manifeste sous la forme de chaleur, soleil, eaux torrentielles ou vent, toutes les forces de la nature sont des manifestations du prana. A l'intérieur de votre corps, l'influence la plus forte de cette respiration énergisante s'étend de vos poumons à votre coeur jusqu'à votre nez.

Le prana permet à vos poumons d'absorber toute forme de prana, donnant ainsi à vos yeux l'énergie de voir, à vos oreilles la capacité d'entendre et à votre mental le pouvoir de donner un sens au monde. Le prana nourrit votre cerveau tout en supervisant le fonctionnement de votre système nerveux...

Des textes anciens de yoga affirment que les symptômes de toutes les maladies sont la manifestation d'un flux décroissant de prana vers les régions spécifiques du corps...

En respirant en conscience, vous réaliserez peut-être que vous pouvez extraire plus d'énergie vitale et la diriger délibérément si c'est nécessaire et quel qu'en soit l'endroit.

En pratiquant régulièrement , vous remarquerez peut-être des changements dans la façon dont votre corps fonctionne et dans la plénitude avec laquelle vous vivez votre vie..."

 

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Rappelons  que le Pranayama est l'art de contrôler sa respiration.

Respirer: C'est 4 phases respiratoires que l'on peut dissocier : inspiration, expiration ou rétention de souffle poumons pleins ou poumons vides.

Patanjali, qui a codifié le Yoga, place le Pranayama en 4 ème position des préceptes qui composent l'ashtanga-yoga, juste après les asanas (les postures).

Dans la pratique du Hatha-Yoga, chaque mouvement est associé à une phase respiratoire, le souffle est omniprésent, il fait partie intégrante de la posture, du début à la fin.

Les 5 formes de prana sont: 

-Le prana : respiration revitalisante 

-Le Vyana: Le souffle expansif

-Le samana : respiration nourrissante

-L'apana: souffle purificateur

-L'Udana: accompagne l'Apana, souffle de l'expression

 

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"L'air tisse l'univers, le souffle tisse l'Homme" 

Proverbe Indien

 

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-Fable du Prana : L'essaim des sens-

 

-"Un jour, le prana se disputait avec le mental et les sens. Chacun d'entre eux affirmait être la partie la plus importante du corps et ils se comportaient tel un essaim d'abeilles en colère, concourant bruyamment pour recevoir l'attention du corps. Le prana avertit les autres:"Ne vous faites pas d'illusions, c'est moi qui permets au corps de vivre. Je soutiens la vie en me divisant en cinq." Mais dans leur vanité, le mental et les sens refusèrent de le croire. Tentant de régler la querelle, ils décidèrent de tenter une expérience. Tour à tour, chacun d'entre eux quitterait le corps et resterait à l'écart pendant un an. A son retour, tous jugeraient quel est celui dont l'absence avait eu le plus grand impact sur le corps.

 

 

La parole fut la première à partir. A son retour, elle demanda: "Comment vous êtes-vous débrouillés sans moi ?" Les autres répondirent que, bien que le corps fût muet, ils s'étaient tous bien portés. Puis la vue s'en alla pendant un an et le corps continua ainsi en dépit de sa cécité. Lorsque l'ouïe partit, le corps fut sourd, mais resta cependant vivant et sain. Même lorsque le mental s'en alla, le corps survécut , malgré son inconscience.

 

 

Finalement vint le moment que le prana quitte le corps. Tandis qu'il commença à prendre congé, le mental et les sens sentirent leur énergie décliner en même temps. Ils ne pouvaient tout simplement pas résister à la force du prana et ils furent attirés à sa suite, tel un essaim d'abeilles accompagnant sa reine hors de la ruche. Par conséquent, le corps commença à mourir. Inutile de dire que le mental et tous les sens s'excusèrent de leur arrogance initiale et implorèrent le prana de rester.

A l'unanimité, ils furent d'accord que le prana était véritablement la partie la plus importante du corps."-

 

 

"Le prana brûle comme le feu; il brille tel le soleil.

Il est le nuage de pluie bienfaisant et il souffle tel le vent. Il est la terre et la lune;

il a une forme et n'en a pas; le prana est l'immortalité."

Prasna Upanishad, 2.5

 

 

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Soyez conscients du fait de respirer,

Même si  notre respiration se fait automatiquement, sans qu'on ait à y penser,

arrêtez-vous un moment et respirez ...

Observez votre respiration...

Sentez l'air légèrement frais qui entre par vos deux narines à l'inspiration,

Sentez l'air légèrement tiède qui sort pas vos deux narines à l'expiration...

Posez votre conscience sur la régularité de votre souffle...

Expérimentez, à votre rythme les différentes techniques de Pranayama.

 

 

Je vous recommande vivement la lecture de "L'Art de la Respiration" de Swami Saradananda" source de cet article.

Ainsi que "Le souffle parole de vie" de Shri Mahesh .

 

A bientôt ! 

Corinne

 

 

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23/10/2018
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Ganesh le dieu à tête d'éléphant

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Ganesa, ou Ganesh, "souverain des catégories",

ou Ganapati, "Chef des troupes"

 

Dieu à tête d'éléphant aisément reconnaissable, il est l'un des deux fils de Shiva et de Parvati. Il apparaît pour la première fois tel qu'on le connait dans le Mahâbhârata, "La grande épopée de l'Inde" qui raconte comment les dieux essayèrent de rétablir le Dharma (l'ordre cosmique) en se débarrassant des hommes. Il en est le scribe.

Ganesa a le plus souvent quatre bras qui font référence au mental, l'intellect, l'ego et la conscience.

C'est par lui que se meuvent les quatre principes des éléments; c'set également lui qui établit la prédominance des dieux dans le ciel et celle des hommes sur la terre, autrement dit les quatre castes. Tandis que deux de ses mains tiennent le plus souvent une hache héritée de Shiva qui détruit l'ignorance, ou parfois un lacet ou encore un noeud coulant lui permettant de capturer l'Erreur et un crochet ou aiguillon à éléphant symbole de la Maîtrise du monde, les autres font un geste d'apaisement, celui d'accorder un don.

Sa trompe tordue tantôt à gauche, tantôt à droite correspond aux deux voies qui permettent de contourner l'obstacle pour atteindre le but suprême.

Ses défenses dont l'une est cassée signifient sa capacité à surmonter n'importe quel duel. La légende raconte qu'il a lui même brisé l'une d'elle et qu'il sen est servi pour rédiger le Mahabharata.

On raconte aussi qu'une nuit, Ganesh tomba de son rat et se cassa une défense. En voyant cela , la lune éclata de rire. Ganesh lui lança alors la défense brisée, et depuis ce jour lors des processions en l'honneur de Ganesh on évite de regarder la lune.

Ses grandes oreilles révèlent son sens de l'écoute. Son ventre bien arrondi révèle sa capacité à digérer toutes les souffrances de l'univers.

Souvent vêtu de rouge, ses membres sont recouverts par les fidèles d'une pâte de santal rouge.

Le Svastika, symbole graphique, porte bonheur est inscrit dans la paume de sa main.

Le petit trident qu'il porte sur son front évoque le passé, le présent, le futur et indique qu'il est bien le fils de Shiva.

Les sucreries évoquent la douceur et la satisfaction d'une vie de discipline et de connaissance.

Ganesh est le plus souvent assis, sur un trône de lotus, une jambe repliée, l'autre jambe pendante, dans une posture décontractée. Mais il peut être représenté en dansant, car son père est Shiva Nataraja, le roi de la danse. On le trouve aussi allongé sur un sofa, un livre ouvert devant lui, il écrit une histoire.

 

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Ganesh détruit les obstacles, il est charitable et dispensateur de dons, considéré comme le dieu du commencement de chaque entreprise, il est vénéré comme tel avec des fleurs rouges. Très populaire, son culte, complémentaire de celui de Shiva , est répandu du nord au sud de l'Inde. Fils de l'énergie divine (Parvati), il subit une épreuve initiatique, mort et renaissance, par l'intervention du dieu suprême Shiva. Celui-ci le décapita, puis posa sur ses épaules une nouvelle tête, celle d'un éléphant, lui conférant ainsi tous les pouvoirs de cet animal royal et majestueux et le nomma "Chef de ses troupes de ganas", des petits génies formant l'armée de Shiva.  

Avec sa tête d'animal et son corps d'homme, son appartenance au règne animal et au genre humain, il est l'union de deux contraires, le microcosme (la souris) et le macrocosme (l'éléphant).

Il a pour monture une souris, "Mûshaka". Elle est placée sous ses pieds et lui sert de véhicule. Elle représente le désir et l'ego en totale soumission au dieu Ganesh.

Incarnation de la notion d'imminence du divin, Ganesa est en outre le dieu du savoir et le protecteur des lettres et des écoles.

Quelques uns de ses autres noms sont:

-Vighneshvara "maître des obstacles "

-Vinâyaka "meilleur des guides"

-Iyeshatha-râja "Roi des ancêtres"

-Gajâdhipa "Roi des éléphants"

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Quelque soit l'histoire de sa naissance Ganesh est toujours présenté comme le fils du couple Shiva / Parvati et le frère de Skanda.

 

On dit que que le seigneur Ganesha est né de la création de la déesse Parvati. Un jour, Parvati fut dérangée pendant qu'elle prenait son bain. N'ayant pas apprécié la situation, elle décida de se créer un serviteur pour garder sa porte et veiller à ce que cela ne reproduise plus. Elle se frotta le corps et à partir des vagues parfumées qui s'en dégagèrent conçu un bel enfant qu'elle nomma Ganesh. Un jour, Shiva qui revenait de la guerre ou encore d'une longue période de méditation dans l'Himalaya, voulu entrer dans la salle d'eau de Parvati. Ganesh qui ne l'avait jamais vu interdit à son père de rentrer où se trouvait sa mère. Furieux d'être contredit par un enfant, Shiva lui trancha la tête. Parvati informa son mari de sa méprise et lui demanda de ramener son fils à la vie. Shiva promit de remplacer la tête par celle de la première créature qui se présenterait, plus exactement par la tête du premier enfant hors de la vue de sa mère. Le premier être fut un éléphanteau dont la mère dormait en lui tournant le dos... Par cet acte, et bien que Ganesh ait été conçu sans lui, Shiva assuma sa paternité.

 

Symbolisme: Le fait qu'il faille trancher la tête pour accéder à la Shakti. L'intellect doit se retirer pour faire place à l'énergie divine.

 

Une version moins connue raconte qu'à la demande des dieux, qui veulent distinguer le bien et le mal, Shiva créa Ganesh, un fils à son image: très beau et très intelligent.  Tant et si bien qu'il séduit toutes les femmes et en oublie sa tâche. Aussi sa mère Parvati, le condamna à avoir une tête d'éléphant et un gros ventre.

 

Selon une légende tamoule, la tête d'éléphant serait due au fait que lors de leurs ébats ayant conduit à la conception de l'enfant divin, Shiva et Parvati avaient adopté la forme d'un couple d'éléphants.

 

Dans une autre histoire, Parvati présenta son fils à Shiva qui ouvrit son troisième oeil et transforma sa tête en cendres. Parvati demanda alors que Shiva remplace cette tête, et comme un éléphant vint à passer...

 

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Ganesh, dieu de la sagesse, enjoué et généreux fait l'objet de nombreuses vénérations.

Pour illustrer la sagesse de Ganesh on évoque cette légende:

 

Shiva et Parvati avaient acquis le fruit qui contenait le nectar de la connaissance et de l'immortalité. Ganesh et son frère Skanda, se disputaient le fruit. Le couple divin décida que le premier ayant effectué trois fois le tour de l'univers posséderait le nectar. Ganesh savait qu'il était plus lourd et que sa monture ( la souris) ne l'aiderait pas dans sa course. Il fit alors sept fois le tour de ses parents en déclarant: "Mes parents Shiva et Parvati sont la totalité du monde. En eux se trouve concentré l'univers entier. Je n'ai pas besoin d'aller plus loin."

 

 Censé apporter la prospérité, protecteur du foyer, patron des commerçants, des voyageurs et des voleurs, c'est le dieu de toutes les premières fois !

Les festivités en son honneur culminent à Mumbai, où les quartiers rivalisent d'imagination pour confectionner l'effigie la plus impressionnante. Les fidèles préparent lumières, décorations, chants de dévotion et activités culturelles pour une période de 2 à 10 jours. Lors de Ganesh Chaturthi, des milliers de processions convergent vers la plage de Chawpatti, où des images du dieu seront immergées. Chantant et dansant au rythme des tambours, les participants exhortent Ganesh à revenir l'année suivante. Cependant, si Ganesh est capable de lever tous les obstacles, il peut aussi en mettre sur le chemin de celui qui ne l'honore pas convenablement...C'est pourquoi toutes les divinités craignent sa puissance.

 

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Om Gam Ganapataye Namaha est le mantra de Lord Ganesha. 

"Invocation à Lord Ganesh, fils de Shiva, qui détruit les obstacles et garde la porte des royaumes éclairés."

 

Connu pour supprimer les obstacles, le Seigneur Ganesh est le gardien de la prospérité, de la beauté, de la grâce et de la compassion. Il est révéré au début de toutes les cérémonies et rituels spirituels. Il est également l'incarnation de trois vertus : Siddhi (la réalisation, spiritualité), Buddhi (l'Intelligence, sagesse) et Riddhi la richesse, (prospérité) qui sont les trois filles de Brahma. 

On considère que réciter ce mantra apporte richesse, succès, prospérité, chance et paix. Récité ou chanté avec dévouement et sincérité, il améliore la discipline et élimine les peurs et les phobies.Chanter ce mantra permet de lever les obstacles lorsqu'on entreprend quelque chose. 

 

Rappelons que les mantras sont des formules sonores puissantes qui ont une signification profonde qui nous transporte comme par magie d'un monde matériel à un espace sacré spirituel. Le mantra participe à la modification de nos états de conscience, grâce à la vibration du son, sa tonalité, son rythme...

De manière traditionnelle, il est répété 108 fois, soit un collier mala.

 

Om  le mantra universel qui représente la naissance de l'univers

Gam le son du chakra racine muladhara, à la base de la colonne vertébrale, réveille l'énergie cosmique Shakti qui va permettre de renforcer l'estime de soi...Il est le maître de la Kundalini et des canaux subtils.

Ganapataye est un des noms de Ganesh surnommé le briseur d'obstacles.

Namaha formule de salutation 

 

Vous pouvez installer une représentation de ce dieu au dessus de votre porte d'entrée, ou encore décorer l'avant de votre véhicule d'une petite statuette ...Dans chaque nouvelle étape de votre vie , Ganesh est là en tant que protecteur. N'hésitez pas à faire appel à lui !

 

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A bientôt !

                 Corinne


21/09/2018
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