VOYAGES EN EQUILIBRE...

Les grands noms du Yoga: Swami Veetamohananda

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Swami Veetamohananda

 

Je vous ai rencontré plusieurs fois à Saint-Vallier de Thiey, juste au dessus de Grasse, alors que vous étiez invité par la Fédération Française de Hatha-Yoga. 

A chaque fois vous m'aviez impressionné par votre présence, juste le fait d'être là.

Parfaitement immobile, vous dégagiez une aura extrêmement positive et contagieuse, qui illuminait nos matinées et apportait la paix dans nos coeurs.

Je garde de vous le souvenir d'un homme au regard pétillant d'intelligence et de sagesse, à la voix chargée de spiritualité surtout lorsque vous prononciez le mot "pur"avec l'accent de la sincérité. Je garde un très beau souvenir des méditations guidées dans lesquelles vous nous faisiez cadeau d'un soleil de couleur rouge corail... C'était un peu magique, comme tout ce qui touche au Yoga. 

Vous resterez une de mes plus belles rencontre en Yoga.

                                                                                                        Corinne

 

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Ce texte de Swami Veetamohananda me parait dans l'air du temps... 

 

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Disciple initié de Swami Yatiswarananda, Swami Veetamohananda a rejoint l’Ordre Ramakrishna au Centre de Chennai (Madras) en 1961, à l’âge de 20 ans. Il a reçu sannyasa (ses vœux monastiques) en 1971, auprès de Swami Vireswarananda. Après avoir travaillé comme Swami assistant dans les Centres de l’Ordre à Kalady (Kerala) et à Mysore (Karnataka), il a été responsable, à partir de 1986, du Centre de Ponnampet (Karnataka). Puis il a été affecté au Centre de Gretz en France en 1990.

 

Suite à la disparition de Swami Ritajananda, en février 1994, Swami Veetamohananda est devenu président du Centre Védantique Ramakrishna en France. Pendant vingt-cinq ans, il a inlassablement travaillé, en France et dans de nombreux pays voisins, à la diffusion des messages et des valeurs universelles du Vedanta telles qu’en témoignent les vies de Sri Ramakrishna, de la Sainte Mère Sri Sarada Devi et de Swami Vivekananda. Il a inspiré de nombreux chercheurs spirituels par sa présence bienveillante, ses conseils spirituels, ses pujas, ses chants, ses méditations guidées etc. Il a également organisé des séminaires, des cours, l’Université de l’Homme, l’Institut de Recherche et de Pratique du Yoga, la Journée Portes Ouvertes, la Journée Internationale du Yoga, etc...

 Swami Veetamohananda est décédé le 7 novembre 2019.

 

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"La pratique est le cœur du yoga. Le yogi est, en premier lieu, un pratiquant, un philosophe, un théologien et aussi un psychologue, au sens général. Son approche stricte peut être comparée à celle du scientifique dans son laboratoire. Il analyse pour atteindre la Réalité. Il ne peut se satisfaire de théories, de spéculations ou de faits de seconde main. Il considère que le critère souverain de réalisation de la Réalité transcendante ne peut être que son expérience personnelle directe. L'expérience directe est une possibilité ouverte à tous. Tout ce qui est demandé, c'est une dévotion rigoureuse à l'application pratique du yoga.

 

Celui qui essaie de pénétrer profondément dans le yoga, étudie nécessairement les bases intérieures et extérieures sur lesquelles il évolue. Les recherches récentes dans son histoire, sa parité avec les sciences, anthropologie, psychologie, etc., montrent que le yoga est intelligible et qu'il nous unit avec certitude à la Réalité. "

 

Swami Veetamohananda

 

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Le yoga intégral  -  Swami Veetamohananda

 

La vie est une interaction continue entre l’individu et le cosmos, entre la nature intérieure et la nature extérieure. Cette interaction prend des formes variées parmi lesquelles la plus importante est la satisfaction des besoins de l’homme. Bien qu’ils soient illimités, ils peuvent, cependant,être ramenés à trois points fondamentaux : exister, connaître et se faire plaisir. Le monde des objets qui sont autour de nous présente aussi trois propriétés :
Il existe (asti),
Il empiète sur notre conscience (bhati),
Il procure la joie (priyam).

Cette correspondance frappante entre la vie intérieure et le monde extérieur montre une réalité commune caractérisée par l’existence, la conscience et la félicité.

« Cette Réalité ultime absolue » dit Swami Vivekananda « est le but de toute l’humanité, le but et la finalité de toute religion, ce n’est rien d’autre qu’une union avec Dieu ou, ce qui revient au même, avec la divinité qui est la nature véritable de tous les hommes ».

Le but et les méthodes pour l’atteindre forment ce que l’on appelle le Yoga. Le mot « yoga » est dérivé de la racine sanscrite yuj qui signifie «joindre, unir », s’unir à notre réalité, Dieu. La vie de l’homme est difficile. L’agitation de l’esprit produite par le bruit et la précipitation, les responsabilités, les prises de décisions, les excitations émotionnelles - tout cela consomme une grande quantité d’énergie psychique. Il en résulte qu’une personne peut se sentir épuisée, même sans avoir accompli aucun travail physique. Normalement, l’inconscient, qui est le réservoir de l’énergie mentale, régénère cette énergie perdue. Mais parfois, il ne le fait pas. Le refoulement peut l’en empêcher en supprimant quelques-uns des instincts fondamentaux de l’homme. L’incapacité à trouver un idéal ou une motivation appropriés dans la vie, d’ouvrir de nouveaux canaux pour exprimer ses aspirations, ses talents et sa créativité montrent l’inaptitude du mental à se renouveler.
L’inquiétude, la dépression, la fatigue nerveuse et les maladies psychosomatiques sont des signes qui montrent que le renouveau de soi dans le mental ne se fait pas correctement. Nous devons comprendre la nature de la vie et de la conscience. Malgré notre intérêt récent pour les phénomènes extra-sensoriels, les états modifiés de conscience, les biorythmes, les effets kirlian, le bioplasma et les ondes du cerveau, nous avons très peu de connaissances sur le système de l’énergie psychique. Cette énergie psychique n’est pas liée au physique car la fatigue peut apparaître même si nous nous nourrissons correctement.

 

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Il y a deux théories concernant la nature et l’origine de la vie. Les uns, comme les scientifiques modernes, affirment que la vie est dérivée de la matière.
D’autres disent que la vie est un principe primaire, existant par lui-même, répandu partout dans l’univers tout entier et que la matière et le mental en sont les deux manifestations différentes. C’est le point de vue adopté par les védantins. Ils appellent ce principe cosmique de vie prana.  À l’origine, ce mot signifiait respiration, c’est plus tard qu’il a été utilisé pour signifier le principe de vie dans l’homme. Comme l’univers dans sa totalité était reconnu comme un seul organisme, prana en est venu à signifier la force de vie cosmique et vayu (l’air atmosphérique) était souvent utilisé comme son symbole.

L’ Upanishad Chandogya parle de deux absorbants - l’un dans l’homme et l’autre dans l’univers. Chez l’homme, tous les organes sont absorbés(pendant le sommeil) dans le prana. Dans l’univers, tous les êtres sont absorbés (pendant la dissolution cosmique) dans vayu. Le principe de vie,l’individuel et le cosmique, a toujours été considéré comme unique, car le microcosme et le macrocosme étaient supposés construits sur le même plan et prana représentait ce principe unitaire. Mais prana n’a jamais été envisagé comme la Réalité ultime. Les Upanishads disent que prana est dérivé de la pure conscience que l’on appelle Brahman et Atman. Par le prana psychique, le soi individuel contrôle le corps et le mental. De la même manière, par le prana cosmique, Dieu contrôle et dirige l’univers tout entier. Tout comme Brahman est la somme totale de toutes les parcelles de conscience individuelle, prana est la somme totale de toutes les forces de l’univers.
Swami Vivekananda dit : « ... et de toutes parts, tous les mouvements sont les différentes manifestations de ce prana. Ce prana est électricité, il est magnétisme, il se répand dans le cerveau sous forme de pensée. Tout est prana ; il fait se mouvoir le soleil, la lune et les étoiles. Dans prana,nous avons un principe holistique de vie qui unit le corps et le mental, la matière et la vie, sous une direction commune homéostatique. Oui, prana est le système super-homéostatique de l’univers qui gouverne l’existence individuelle aussi bien que l’existence cosmique ».
Chez l’individu, une partie de prana reste à la base de la colonne vertébrale sous une forme dormante appelée Kundalini. La partie restante circule le long de deux canaux principaux, les nadis, appelés ida et pingala. À partir de ces canaux, prana s’infiltre, en quelque sorte, dans l’organisme tout entier, allant librement dans tout le corps et tout le mental, donnant l’énergie et la vie à chaque cellule, à chaque pensée. Les yogis indiens ont découvert que, si l’on maîtrise ida et pingala, le flot de prana dans le corps et dans le mental peut être maîtrisé. Ida et pingala sont les régulateurs homéostatiques de toute la personnalité. Prana est connu chez les chinois sous le nom de Chi et chez les Japonais sous celui de Ki.
Les maîtres de l’ancienne Chine ont dessiné la carte des méridiens, des lignes, le long desquels Chi se déplace dans le corps. D’ après eux, les maladies sont dues au déséquilibre dans le courant de Chi. Ils ont découvert qu’en implantant des aiguilles à certains points de contrôle sur les méridiens, ce courant pouvait être régularisé et les maladies soignées. C’est la base de la pratique de l’acupuncture.
Dans l’Inde ancienne, les médecins ne considéraient pas le corps et le mental comme des entités séparées. Leur science est appelée Ayurveda. Elle définit la maladie comme un ensemble de souffrances de toutes sortes, physiques et mentales. La cause fondamentale de toute maladie estune perturbation du système de l’énergie psychophysique, composé de trois humeurs : vata, (l’air), pitta, (la bile) et kapha, (le flegme). Les autorités médicales mettaient l’accent sur le rôle du mental dans les causes du déséquilibre humoral. Elles avaient une vue holistique de l’homme. Leur conception de la santé a pour nom satmya, ce qui signifie littéralement « être en harmonie avec l’Âme universelle ». La maladies’appelle vikara, c’est-à-dire déviation de l’état naturel ou asatmya, « ne plus être en harmonie avec l’Âme universelle ».

C’est là le point fondamental du Yoga. Sa finalité est l’établissement de swarajya, la suprématie de l’Âme universelle. Pour l’obtenir, le corps et le mental doivent devenir des instruments parfaits de l’Atman. Si le corps et le mental ne sont pas en harmonie, la vie devient difficile et malheureuse.

 

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Cette compréhension a mené au développement d’un système de yoga appelé Hatha yoga. Ce système considère la maladie comme une perturbation dans l’équilibre homéostatique de prana, provoquée par un fonctionnement irrégulier des canaux ida et pingala. Il essaie de rétablir cet équilibre par des postures, le contrôle de la respiration, etc. Il est bon de se souvenir que dans tous les yogas, l’harmonie des fonctions du corps et du mental, appelée aussi intégration de la personnalité tout entière, est considérée comme une première étape.
Dans la Bhagavad Gita, le yoga est défini comme un équilibre qui peut être atteint par la purification du mental, la dévotion à Dieu, l’auto-analyse ou le contrôle des canaux ida et de pingala, cela en fonction du type de yoga que l’on suit. Nous arrivons maintenant au prana cosmique. Comme chez l’individu, il existe dans le cosmos une harmonie naturelle, un équilibre. Les fleuves transportent leur eau jusqu'à l’océan et la pluie la ramène sur la terre. De même, il y a des mouvements périodiques de la terre et des planètes, des courants marins et atmosphérique, des biorythmes et un équilibre de vie dans les plantes, les animaux, les mondes, etc.  L’ Upanishad Katha dit que cet ordre cosmique, cet équilibre, est le travail de prana sous le contrôle de l’Esprit Suprême.
C’est la régulation cosmique de Virat tout entier (l’univers manifesté) que Sri Krishna appelle le yoga divin.

Le mot « yoga » a plusieurs sens. Il peut signifier :
1. Grand appareil (ou armure)
2. Moyens
3. Méditation.
4. Se rassembler (union).


De tous ces sens, c’est celui d’union qui est utilisé le plus largement dans les Écritures Védantiques . Nous avons dit que Krishna l’utilisait chez l’individu et dans le cosmos. Mais il est communément employé pour signifier l’union de l’individu avec le cosmos.
Ainsi, nous savons que l’équilibre chez les êtres vivants est un état de renouveau personnel constant. L’air, l’eau, la nourriture et bien d’autres choses sont nécessaires au renouveau du corps. Ils sont fournis par le vaste processus du renouveau de l’Âme universelle qui a lieu dans l’univers physique. Et pour les utiliser correctement, le corps doit être en harmonie avec le monde extérieur. De même, les idées et l’énergie psychique nécessaires au renouveau du mental sont présentes dans l’univers mental. Mais le premier doit être en harmonie avec le second. De mauvaises habitudes de vie, la haine, la jalousie, la peur, le doute et de mauvaises façons de penser bloquent les canaux de contact entre l’individu et le cosmos aux niveaux physique et mental. Cela est l’unique cause de toutes les maladies mentales et toutes les souffrances.
De la même façon, au travers d’Atman, l’esprit individuel est une partie de Brahman, l’Esprit Infini. C’est l’égoïsme et l’ignorance qui créent la séparation entre les deux. Il en résulte que l’homme est incapable de réaliser la béatitude suprême et de s’accomplir complètement. Le yoga est un essai de suppression des obstacles aux trois plans - physique, mental et spirituel. C’est une discipline intégrale dont la finalité est le développement de l’homme dans son entier. L’homme ne peut pas se développer isolément et le rôle du yoga est de l’intégrer au cosmos dans les trois plans. En fait, la vie de l’homme est vraiment un yoga. Elle est une partie de l’éternel yoga cosmique du Divin qui existe par lui-même.Mais, à cause de l’ignorance, nous continuons à fausser ce yoga naturel en transformant la vie en recherche du plaisir (bhoga).  Bhoga est une injure et un détournement de la nature, c’est vivre en dysharmonie avec une vie plus élevée, en faisant preuve d’une indulgence et d’un égoïsme excessifs. C’est la cause principale de toutes les souffrances de l’homme. Ce que nous appelons yoga n’est qu’un essai conscient pour retrouver l’harmonie naturelle, pour restaurer l’équilibre énergétique en ouvrant le corps, le mental et l’âme aux rythmes du yoga cosmique du Divin.
Cette ouverture peut se faire par le sacrifice de soi, (comme dans le karma yoga), par la maîtrise de soi, (comme dans le Raja yoga), et par l’analyse de soi (comme dans le Jnana yoga).
Notre rôle dans le yoga est uniquement de le pratiquer consciemment. La conscience du soi est tout ce que nous avons à maintenir. Le yoga n’est du yoga que dans la mesure où il est pratiqué consciemment, avec toute notre volonté. Tout ce que nous faisons inconsciemment, que ce soit le travail ou même le japa, n’est pas du yoga. Par exemple, manger, c’est satisfaire un besoin naturel. Mais, si nous mangeons avec la pleine conscience que la nourriture est une forme de prana et sera reconvertie en prana dans notre corps, cette action devient du yoga. Ainsi, chaque activité peut être transformée en yoga en l’accomplissant consciemment et en étant conscient de la relation entre l’individu et le cosmos. C’est cela qui encourage et rend l’homme capable de maîtriser ses désirs et de créer en lui-même la possibilité de réaliser le Divin, même en vivant le plaisir de la vie matérielle.
Donc, en intensifiant notre conscience, nous pouvons intensifier la pratique du yoga. Comment faire ? Il y a deux moyens. L’un est de posséder une aspiration intense ou un désir ardent de se réaliser personnellement. L’autre consiste à étendre la conscience à chaque partie de notre vie.C’est-à-dire, à prendre de plus en plus conscience que nous mangeons, que nous parlons, que nous travaillons, que nous accomplissons tout autre activité normale de la vie de tous les jours.
C’est vrai, il est difficile pour un débutant d’accomplir toutes ces activités, ou même ses pratiques spirituelles, consciemment, avec une pleine conscience du soi. Il peut, au mieux, maintenir, au moins par intermittence, cette sorte de vigilance. Car il est, la plupart du temps, emporté par le courant inconscient de ses pensées. Pratiquer avec une pleine conscience de soi ne devient possible que lorsque l’intellect s’éveille et que la lumière de l’Atman commence à illuminer le mental. Alors le yoga devient pleinement conscient, pleinement dirigé par l’Âme universelle. Sri Krishna l’appelle le buddhi yoga - une nature différente, c’est-à-dire qui est différente du yoga naturel ou de la vie ordinaire. Cela signifie que le yoga est guidé et contrôle par la buddhi, l’intellect, le centre spirituel véritable dans l’homme. Sri Krishna voulait dire que c’est l’étape la plus élevée de chaque yoga. N’importe quel yoga, karma, raja, bhakti ou jnana, accompli avec un intellect éveillé devient du buddhi yoga.

 

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Maintenant il est devenu clair que le yoga peut être de deux sortes : inférieur et supérieur.
Le yoga inférieur est celui qui est pratiqué avec un intellect non éveillé. C’est un essai pour délivrer la conscience des bas instincts et des automatismes mentaux. Le premier pas est la purification du corps et du mental. Un corps soumis à toutes sortes d’habitudes irrégulières estimpur et déséquilibré. De même est un mental habité de pensées impures.
L’un et l’autre doivent être purifiés par des habitudes d’austérité, par la chasteté, le travail désintéressé et l’observation de vertus comme la sincérité et la non-violence. L’étape suivante consistera à harmoniser l’action d’ida et de pingala sous des formes simples de concentration comme la prière, l’adoration, la répétition d’un nom divin, la respiration contrôlée, etc.
Chaque yoga possède son étape inférieure. Le raja yoga a ses yamas (ses vertus), son niyama (sa conduite), ses asanas (ses postures), son pranayama (son rythme de respiration), son pratyahara (le détachement) et dharana (la concentration). Dans la bhakti yoga, elle consiste à servir les fidèles de Dieu, à prier, adorer, etc. Dans le jnana yoga, c’est le travail désintéressé, l’étude des écritures, la discrimination, etc.
De la même manière, chaque yoga possède son étape supérieure lorsqu’ il devient buddhi yoga.
Au stade du yoga inférieur, l’aspirant est presque entièrement dans le royaume de prana. Il est comme quelqu’ un qui est tombé dans une rivière et qui lutte pour se sauver de la noyade. Lorsque le yoga est pratiqué avec une aspiration intense, il conduit à l’éveil de l’intellect, l’aube d’une conscience supérieure. Comme une personne qui se tient debout sur les berges d’une rivière, l’aspirant est maintenant capable d’assister à l’ écoulement de la rivière de prana dans un silence profond. Au stade inférieur, il n’était conscient que de la vie universelle, du prana cosmique,du cycle d’évolution de la vie végétale et animale.
Mais maintenant, au stade supérieur, son intellect s’ouvre à la conscience universelle et il entre sur la voie d’une nouvelle évolution, l’évolution spirituelle. Le renouveau personnel, atteint au travers du yoga supérieur, est le renouveau de prana : le renouveau de l’âme atteint par le yoga supérieur est le renouveau de la conscience. Dans la vie spirituelle, les deux types de renouveau sont importants. Si l’un d’eux est déficient, le progrès spirituel sera ralenti.
La voie du yoga est pleine de hauts et de bas. Dans la vie de tout aspirant spirituel, il existe des périodes de stagnation lorsque la ferveur de sa dévotion diminue. Il s’aperçoit que tout progrès est bloqué. Il trouve peu de joie dans la prière ou la méditation. Il est assailli par le doute. Il se sent désespéré et déraciné. La raison de cette stagnation spirituelle peut être décrite de plusieurs façons.
Pour le yoga, la cause principale, c’est que le centre spirituel est devenu inactif. Et comme il a été dit plus haut, c’est lui qui règle le processus du renouveau en nous.
D’après le Védanta, la personnalité est constituée de cinq enveloppes ou koshas. Chaque enveloppe possède son propre centre de contrôle, connu sous le nom de bindu. Dans la vie du monde, seules, les trois premières enveloppes fonctionnent complètement.
Le centre de contrôle du corps physique se situe dans le cerveau. Celui de prana, l’enveloppe vitale, se tient à la base de la colonne vertébrale. Celui de vijnayamaya kosa, l’enveloppe de l’intellect, est dans le buddhi et généralement senti dans la région du cœur. C’est lui, le centre spirituel. La véritable vie spirituelle ne commence que lorsque ce centre devient actif.
Les centres de contrôle inférieurs sont sous l’autorité des centres de contrôle supérieurs. Lorsque le centre spirituel devient actif, il commence à exercer un contrôle sur les centres inférieurs. Si ce contrôle de surveillance est perdu ou bien si le centre spirituel lui-même devient inactif, le renouveau de l’âme devient défectueux.
C’est la principale cause de stagnation dans la vie spirituelle. Une des principales tâches de la vie spirituelle est de garder ce centre spirituel toujours ouvert et actif. Et pour cela, une aspiration intense est nécessaire.


Une autre cause de stagnation spirituelle est le déséquilibre provoqué dans le corps et dans le mental, par de mauvaises façons de vivre et dépenser. Par l’introspection, il est généralement possible de détecter les facteurs dérangeants. Mais, souvent, quelques fortes émotions ou quelques forts désirs sont refoulés et agissent dans les sombres profondeurs de l’inconscient, là où le mental conscient est incapable de traiter avec eux.
La troisième cause de stagnation spirituelle est celle-ci : comme le feu s’éteint lorsque l’on jette du bois humide sur lui, ainsi également,l’aspiration spirituelle meurt lorsque le mental est envahi par des pensées et des idées négatives. L’homme moderne est sans cesse sollicité par toutes sortes d’idées sans intérêt, d’informations émanant de gens, des journaux, de la télévision, de la radio et des livres. Un mental stimulé à outrance par l’excitation et les distractions perd sa vigueur et sa créativité. Il devient lourd et immobile. Le centre spirituel est alors incapable de l’activer.
Une quatrième cause est un sens constant de culpabilité qui assombrit l’âme et obstrue le centre spirituel. Se condamner comme si l’on était un pécheur sans valeur, inhibe l’aspiration spirituelle. C’est réellement une forme d’échappatoire, une tentative pour éviter la responsabilité de maintenir constant le renouveau personnel du corps, du mental et de l’esprit.
Enfin, il y a une cinquième cause. Quelques aspirants spirituels trop zélés essaient d’intensifier leur prière et leur méditation au-delà de leurs capacités. Ils négligent la nourriture, le sommeil, l’exercice et les autres besoins fondamentaux du corps. Il en résulte un épuisement des énergies mentales et l’aspirant se retrouve sans aucune initiative spirituelle. 

Toutes ces causes de stagnation spirituelle ne sont que les symptômes d’une rupture dans le processus du renouveau de soi. Cela peut être corrigé par une pratique assidue du yoga inférieur dont nous avons parlé plus haut. La compagnie de saints hommes et l’aide d’un instructeur expérimenté sont d’un grand secours pour traverser de telles périodes difficiles.

Tout dans l’univers est changeant. Tout, excepté l’Atman, l’Âme universelle véritable. Notre « moi », ego ou être inférieur, n’est qu’une réflexion de l’Âme universelle dans le mental. Et comme le mental lui-même est changeant et se développe, l’ego n’est pas une entité permanente. Les ego de l’enfance, de l’adolescence, de l’âge adulte et de la vieillesse sont différents. À mesure que nous grandissons, notre ego évolue. Notre passé est jonché des ego que nous avons autrefois appréciés et chéris, pour lesquels nous avons lutté et souffert. La religion nous enseigne comment dissocier l’ego impur et immature et construire un nouveau et rayonnant ego divin, un ego mature, l’Âme universelle.
Pour le Védanta, la suppression des fautes se fait par une simple union de la conscience individuelle à la conscience universelle. Il y a plusieurs façons de l’accomplir. L’une est par le culte samdhya. À l’heure sacrée du crépuscule, le fidèle s’assied seul, face au soleil, symbole de Virat, la vie universelle. Il offre son âme impure, par un rituel simple, au courant de la conscience universelle qui le purifie et l’illumine. Buvant quelques gorgées d’eau, il murmure : « Puisse le soleil (le virat), mon pouvoir de volonté (Manyu) et les Divinités qui président, me protéger de commettre volontairement des erreurs. Puisse la nuit effacer toute faute que j’aurais commise, la nuit précédente par la pensée, la parole, les mains, les pieds, l’estomac et tout le reste. Je m’offre, avec les impressions que mes actions ont laissé en moi, comme un sacrifice dans la lumière de la conscience universelle représentée par le soleil, source d’immortalité ».
Ce rituel peut sembler être pure imagination ou autosuggestion. Mais lorsqu’ il est pratiqué avec une foi profonde par un aspirant sincère, il purifie petit à petit son âme. Même un homme qui vit complètement dans le monde s’apercevra que cela le rend capable de considérer les problèmes de la journée avec un mental frais et une confiance augmentée.
La divinisation du soi par le service aux personnes nécessiteuses et souffrantes devient du karma yoga. Les canaux reliant le soi individuel au cosmos sont obstrués par l’envie, la haine et autres sentiments négatifs chez la plupart des gens. Le karma yoga ouvre un passage dans ces canaux et restaure le contact avec le cosmos. Un pratiquant véritable du karma yoga sent la vie cosmique circuler librement en lui et au travers de lui. Il fait l’expérience émouvante du renouveau de soi continu.
Chaque yoga est un moyen de réaliser le renouveau de soi. Le yogi considère sa propre énergie vitale comme un feu sacrificiel et lui offre toutes ses actions comme sacrifice. Dans la forme tantrique de culte connue sous le nom de puja, le fidèle consume son être inférieur dans le feu de la kundalini par un processus appelé bhuta-shuddhi et il crée une nouvelle âme divine. Le culte mental (manasa puja) s’il est fait avec foi et concentration est aussi efficace qu’un culte externe pour purifier et élever le soi.

Cependant, la meilleure forme d’élévation du soi est la méditation. Si elle est pratiquée correctement, elle barattera l’inconscient tout entier et ouvrira son contenu dans le conscient. Et, en temps voulu, elle brisera et ouvrira la porte de la conscience et plus tard, unira la conscience individuelle à la conscience universelle supérieure. Ainsi elle provoque une élévation complète de la personnalité tout entière.

Lorsque nous nous installons pour méditer, nous devons penser que l’esprit individuel plonge dans le courant lumineux de Sat - Chit - Ananda, Existence - Conscience - Béatitude. Si cette conscience est maintenue tout au long de la journée, nous expérimenterons la joie et la découverte de l’élévation constante de notre âme vers le cœur de la conscience.

Chaque jour, le soleil se lève sur un monde nouveau, car le monde s’élève par lui-même constamment. Mais, seul, l’homme continue à vagabonder dans les chambres obscures de son passé, s’accrochant aux ombres de son soi précédent.

Cela l’empêche de participer au processus incessant d’élévation qui se continue dans la vie universelle. Sans une constante élévation, notre vie devient stagnante, monotone, sans signification.

Par le feu de la prière et de l’adoration, le feu du sacrifice et du service, celui du yoga et de la méditation, permettons à une âme nouvelle de se lever chaque jour, de s’ouvrir aux rythmes de la conscience cosmique.

 

Swami VEETAMOHANANDA 

 

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Cliquez sur le lien ci-dessous pour écouter un entretien dans lequel Swami déclare:

  "... La dimension spirituelle donne la dignité à la posture de Yoga..."

  https://www.youtube.com/watch?v=8yKgFi0k57A

 

A bientôt ! 

                  Corinne

 

 


15/04/2020
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Septembre, Le Mahâbhârata

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Le Mahâbhârata ou la Grande épopée de l'Inde

 

Mahâ : grand

Bhârata: Empereur de l'Inde

Ganesh: le dieu à tête d'éléphant, fils de Shiva est le scribe du Mahâbhârata

Vishnu: le seigneur suprême, manifestation de Brahman

Krishna: le 8e avatar de de Vishnu, l'ami idéal d'Arjuna

Arjuna: le troisième fils de Pându, le guerrier parfait qui défend le Dharma

Bhîshma: fils de Shântanu et de Gangâ, survécu en tant que Devarata, puis reçu en renonçant au trône la faculté de mourir quand il le voudrait: il devint le vénérable ancêtre.

Brahmâ: le dieu créateur du monde, il ordonne aux dieux de prendre naissance sur terre pour rétablir le Dharma, l'ordre cosmique.

 

C'est le livre le plus important de la mythologie Indoue. C'est le récit symbolique de la création de l'Univers, avec des Héros et des Dieux descendus sur terre  qui se mêlent aux humains. Toutes les créatures  respectaient le Dharma, mais de mauvais esprits sont nés de femme de Rois, et la puissance démoniaque a envahit la terre. Depuis les guerres se succèdent pour des prises de pouvoirs personnels et non pas pour le peuple.

Fondé sur un évènement probablement historique: une guerre fratricide qui aurait eu lieu vers le XIV e siècle avant J-C, cette galaxie fut amenée à la vie par un illustre poète de l'Inde traditionnellement appelé Vyâsa. D'abord transmis oralement, Vyasâ prit ensuite Ganesh comme scribe pour l'écrire en sanskrit ( traduit dans de nombreuses langues Indiennes).

 

C'est l'histoire de deux familles qui s'affrontent sur le champs de bataille.

- Les Pandavas: fils de Pandu

Les 5 frères ont épousé la même femme Draupadî qui a été humiliée par :

- Les Kauravas: fils de Dhritarâshta

Duryodhana et ses 99 frères et soeurs.

Menés par le destin, deux clans de la caste guerrière s'opposent l'un à l'autre. Des deux côtés évoluent d'indomptables combattants qui se plient à la loi de la vertu ou s'en écartent ; ils suivent ou transgressent le code d'honneur de leur caste. A propos d'une question d'héritage, le conflit s'aggrave. Seules les armes pourront trancher. L'Inde ancienne se mobilise, les farouches guerriers choisissent leur camp. Qui va l'emporter ?

 

Au coeur de ce récit se trouve La Baghavad Gîta, le chant du bienheureux seigneur. C'est le texte le plus vénéré des écritures hindoues où sont présentés les devoirs religieux des différentes castes dans le cadre d'un dialogue entre le guerrier Arjuna et le dieu Krishna

 

Témoin universel des choix humains et de la responsabilité individuelle, le Mahâbhârata est porteur d'un message éternel: L'unité de l'Humanité.

 

A bientôt ! 

                 Corinne


15/08/2022
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Septembre, le Yin Yoga !

 

 

En septembre ,

je vous invite à me rejoindre tous les jeudis matins sur vos tapis,

pour une séance de Yin Yoga !

 


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- Qu'est-ce que le Yin Yoga ?

 

C'est  à l' américain Paul Grilley que nous devons d'avoir  développé dans les années 1990 cette nouvelle  discipline à la croisée des chemins entre le Yoga , la médecine chinoise et la philosophie Taoïste.

Cet adepte de l'Ashstanga Yoga a trouvé un moyen de pratiquer le Yoga alors qu'il était blessé, en ralentissant et en s'installant dans les postures de manière prolongée.

Ainsi est né le Yin Yoga, concept innovant qui nous apprend à nous poser et à observer notre corps et notre mental dans une pratique harmonieuse,  équilibrée et bienveillante.

 

En médecine chinoise, le Yin et le Yang sont les deux aspects indissociables d'une même réalité, liés à l'impermanence et à l'alternance des contraires.

 

- Le Yang est pair, positif, actif, masculin, diurne, solaire, il donne, il est avenant, extraverti

Il est lié au blanc, à la brillance, à la lumière, à l'été, au bruit, au mouvement, à l'activité, à la rapidité, à l'agitation, au feu, à la chaleur, au superficiel, au muscle, à l'action, à l'extérieur, à la dureté, au travail

Le côté gauche du corps, la personnalité des choses ou de soi-même, le cerveau gauche, la force ...

 

Dans notre vie quotidienne, nous sommes très sollicités par ce côté Yang qui nous pousse à faire, à agir, à nous dépêcher, à performer ...

Or les deux forces Yin/Yang doivent s'équilibrer dans une recherche d'harmonie absolue. C'est là que la pratique du Yin Yoga est intéressante car elle va va nous permettre de faire de la place à notre côté Yin en ralentissant.

 

- Le Yin est impair, négatif, passif, féminin, nocturne, lunaire, il reçoit, sensibilité, calme

Il est associé au noir, à l'ombre, à l'obscurité, à l'hiver, au silence, à l'immobilité, à la passivité, à la lenteur, au calme, à l'eau, au froid, à la profondeur, au squelette, à la réflexion, à l'intérieur, à la souplesse, au repos

le côté droit du corps, la structure des choses ou de soi-même, le cerveau droit, le sentiment ...

 

L'immobilité est au coeur de cette pratique méditative  dont l'enjeu principal est de rester plusieurs minutes sans bouger en gardant les yeux fermés.

 

- A qui s'adresse-t-il ?

 

Le Yin Yoga nous sort de notre zone de confort, au niveau physique et mental, car nous ne sommes pas habitués à ne pas bouger, à rester statique et à laisser faire sans agir. Le Yin Yoga va nous faire travailler sur nos limites physiques et mentales pour optimiser un corps en bonne santé. C'est une curieuse expérience qui fait reculer nos limites sans que nous ayons rien à faire que de laisser faire. 

Les postures de yoga proposées sont simples : Le Yin Yoga s'adresse à tous ceux qui ont envie ou besoin de prendre le temps de s'intérioriser et d'apprendre à  mieux se connaitre. C'est un yoga très lent, mais pas si doux qu'il en a l'air !

 

A ne pas confondre avec le Yoga restauratif.

 

- Quels sont les bienfaits du Yin Yoga ?

 

La mobilisation en douceur des articulations va permettre un renforcement des tissus conjonctifs profonds du corps. Les fascias qui entourent les muscles, les ligaments qui unissent le cartilage à l'os, les tendons tissus d'insertion sur les os, en étant stimulés vont fluidifier et faciliter les mouvements du corps qui va gagner en souplesse. 

Le Yin Yoga est un Yoga méditatif qui invite à la détente musculaire et à la prise de conscience du souffle. C'est un excellent complément à la pratique du Hatha Yoga.

 

 

-Pourquoi s'y mettre à la rentrée?

 

En septembre, c'est la rentrée et que nous risquons d'être débordés !

Le Yin Yoga es là pour nous recentrer en douceur, dans une recherche de calme intérieur.

En nous accordant un moment d'immobilité, de non-action, la posture se met en place tant au niveau physique que mental et émotionnel,  pour nous offrir un espace confortable à l'écoute de nos sensations, où le temps se met en pause.

 

 

J'espère avoir éveillé votre curiosité et vous retrouver à la rentrée sur vos tapis de Yoga,

les jeudis de 10h30 à 11h30 à l' Espace KAMANAO à Antibes.

tél:  06.68.97.65.34 N'hésitez pas à me laisser un message (sms)

 

A bientôt !

Corinne

 

 

 

 

 

 

 


13/08/2022
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Séville, la belle andalouse...

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Voici le carnet de voyage de notre trip à Séville. Un séjour magnifique, légèrement perturbé par une météo moins clémente que prévue, mais qui nous aura quand-même enchantés. Période : fin avril.

 

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Jour 1 : Départ à 6h30 de l’aéroport de Nice pour Séville via Madrid. Vols Ibéria, assurés par Air Nostrum et Ibéria Express. Achetés en ligne sur le site Ibéria, 539 euros pour deux. Bon à savoir : des compagnies low-cost, notamment Easyjet, Volotéa et Vueling,  assurent, en saison des liaisons entre les principaux aéroports français et Séville à des prix plus compétitifs si on s’y prend à l’avance.

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Arrivée à Séville à 13h30 où, après un petit cafouillage au moment de la livraison des bagages de soutes, nous prenons un taxi pour La casa Del Maestro, l’hôtel où nous avons réservé une chambre pour les cinq prochaines nuits. Le forfait taxi aéroport-centre ville, dans les deux sens, est fixe : 30 euros. Idem pour Madrid.

 

 

Hôtel Casa del Maestro

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La casa del Maestro, ci-dessus, ancienne maison d’un grand guitariste, transformée en hôtel, très bien située dans le quartier Alfalfa. Chambres à partir de 110 euros en petit déjeuner. Réservée sur le site Booking.com

 

 

Palacio de las Duenas

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Sitôt nos bagages déposés que nous partons pour une visite du Palacio de las Duenas, ci-dessus, pas très loin du quartier du Métropol Parasol. Un Palacio de toute beauté, intime, avec un jardin magnifique qui restera notre préféré à Séville. 12 euros/pax.

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Visite ensuite du Métropol Parasol, étonnante sculpture en bois, donnée pour être l’une des plus grandes du monde. Beaucoup de monde, c’est photogénique, peu commun, et entouré de bars, restaurants et bodegas où nous goûterons nos premiers tapas…

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Visite ensuite de la vieille-ville et ses zones piétonnes où nous ferons une pause déjeuner, à 16 heures…, face à la cathédrale pour déguster notre première paëlla.

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Avec un réveil à 4 heures du matin, la fatigue commence à se faire sentir, mais pas question de rentrer se reposer car nous avons réservé pour 20 heures une balade d’une heure sur le fleuve Guadalquivir. 18 euros/pax, réservé en ligne sur le site de la société, avec départ et arrivée face à la Torre de Oro. On ne va pas se mentir, nous n’avons pas été follement emballés par cette mini-croisière et nous pensons qu’elle n’est pas absolument indispensable.

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Nous rentrons ensuite à La Casa del Maestro où nous arriverons à 22 heures passées, longue journée…

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Jour 2 : Nous partons après le petit déjeuner pour la cathédrale et la Giralda, dont nous avons réservé la visite pour 10 heures 30. Billets achetés en ligne, 11/ pax. Les files horaires sont respectées et surveillées, inutile donc d’arriver plus tôt car vous ne pourrez entrer qu’à l’heure indiquée sur votre billet. Une très belle visite, la cathédrale est grandiose et la vue depuis le sommet de la Giralda tout simplement magnifique.

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Nous ferons ensuite une pause déjeuner au restaurant Los Coloniales. 30 euros pour deux avec boissons et copieux plat du jour.

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On poursuit par une visite des arènes de Séville, 10 euros/pax. (Gratuit le mercredi après-midi à partir de 15h30).

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18 heures : nous rejoignons le théâtre du flamenco où nous allons assister à un spectacle de dans flamenco. Billets achetés sur place, 25 euros/pax. Beau spectacle dans une belle salle, nous avons apprécié.

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Nous finirons la soirée dans une bodega du quartier Alfalfa où nous nous régalerons de tapas et sangria pour moins de 20 euros à deux…

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Jour 3 : 10h00. Nous patientons dans la file d’attente du Real Alcazar. Billets achetés en ligne sur le site du Real Alcazar, 14.50/pax. Bon, on va être honnêtes, nous avons été déçus. De tous les palaces, et autres maisons de maître, visités à Séville, c’est celui qui nous aura le moins emballés, le moins fait rêver. Immense, c’est certain, mais nous l’avons trouvé trop touristique et dénué du charme intimiste des petites maisons. Bien-sûr, il faut le visiter lors d’un séjour à Séville, mais il ne nous a pas laissé un souvenir impérissable. C’est notre avis et seulement le nôtre.

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12 heures, Coco, fatiguée rentre se reposer un moment à La Casa del Maestro pendant que je poursuis la visite de la vieille-ville. Une balade qui se traduira par les visites de l’église San Leandro, quartier Alfalfa. Puis de l’église San Salvador sur la place du même nom à proximité de la cathédrale, entrée 5 euros, mais est compris dans le billet d’entrée cathédrale-Giralda.

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Balade jusqu’à la Piazza Nueva, belle et moderne, et déjeuner dans une bodega du quartier pour 14 euros, boisson comprise…

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16 heures, Coco a récupéré et nous partons pour le barrio Santa Cruz. Superbe quartier, proche de l’Alcazar, très touristique, où il fait bon déambuler. Dégustation de quelques tapas arrosés d’un verre de vin à la bodega Las Teresas. 14 euros pour deux, un régal et une ambiance de circonstance.

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Nous poursuivrons ensuite vers ce qui restera notre coup de cœur à Séville : la place d’Espagne et l’immense par qui l’entoure. Une place exceptionnelle par son architecture et sa fréquentation. C’est magnifique, on profite à fond de l’endroit.

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Retour par le quartier de Santa Cruz où nous nous arrêterons dans une bodega spécialisée dans les churros et le chocolat chaud. Bon, étonnant, pas cher, une expérience à faire.

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On poursuit ensuite par la visite de deux églises du quartier, un stop dans une bodega à tapas du quartier Alfalfa et nous rentrons à La Casa del Maestro pour prendre un repos bien mérité. Encore une journée bien remplie.

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 Jour 4 : La pluie s’est invitée aux réjouissances, la fraîcheur aussi. Comme nous n’avions pas prévu une telle météo à Séville, nous sommes donc obligés de faire un stop au Décathlon local pour acheter de quoi affronter les intempéries. 10 heures, nous partons pour le quartier Triana où se trouve le musée des beaux arts. Entrée gratuite. Magnifique musée que l’on recommande. Nous y passerons près de trois heures.

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Marche ensuite vers le Ponte Isabelle, avec visite de la place de Armas, au passage. Pas un hasard le Ponte Isabelle, car Coco a décidé de déjeuner au marché Triana qui se trouve sur l’autre rive du fleuve Guadalquivir juste après le pont. Super ambiance et bon repas de poisson pour 34 euros à deux, boissons comprises.

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16 heures, il pleut de plus en plus fort et nous sommes trempés. Nous retournons donc à La Casa del Maestro pour nous changer avant de repartir pour le Museo Baile Flamenco, quartier Alfalfa, où nous avons réservé des places pour un spectacle de danses flamenco. Réservation en ligne sur le site du musée, 58 euros pour deux, visite du musée comprise. Encore un superbe spectacle qui nous emballera et que nous conseillons fortement.

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Nous finirons la soirée dans une bodega du quartier, 38 euros pour deux, tapas et sangrias. Ambiance comme on les aime, à deux pas de la place Alfalfa.

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Jour 5 : 10 heures, départ pour la Casa del Pilatos. 10 euros/pax. Un superbe palace, un de nos deux préférés à Séville.

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11 heures 45, les rues de la ville sont en ébullition, envahies par des milliers de supporters de l’équipe de football de Valence qui affronte ce soir le Bétis Séville en finale de la Coppa del Rey. Pétards, chants, fumigènes, explosions, alcool… Ambiance.

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Nous reprenons le chemin du barrio Santa Cruz où nous allons visiter la Casa Fabiola, une autre maison de maître. 3 euros/pax, cash only. Un havre de paix au milieu des explosions qui retentissent dans le quartier…

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Déjeuner dans le quartier, rythmé par les chants des supporters Catalans. 38 euros pour deux, boissons et explosions comprises…

La pluie a fait de nouveau son apparition, mais cette fois nous sommes équipés. Nous partons pour la rue Cuna, pas très loin du Métropol Parasol où nous allons visiter une dernière maison, Le Palacio della Condesa de Lebija. 10 euros/pax.

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Une jolie maison, pas notre préférée qui a le mérite d’être voisine avec le Centro Cultural de Flamenco où nous avons réservé des places pour le spectacle de 18 heures. Billets achetés sur place, la veille, 22 euros/pax. Un très beau spectacle, différent des précédents que nous recommandons fortement.

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Dîner dans le quartier de l’Alfalfa, étrangement calme et désert, pour cause de match… 36 euros pour deux avec boissons.

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Jour 6 : matinée tranquille à la Casa del Maestro car notre vol pour Nice via Madrid est prévu à 13h00. C’est donc en taxi que nous rejoignons l’aéroport en fin de matinée. L’escale à Madrid étant de plus de huit heures, et l'ultime vol à 22 heures, nous en profiterons pour aller déjeuner en ville et visiter la capitale espagnole que nous ne connaissons pas. Une sortie de l’aéroport que nous conseillons fortement, tant il est facile de quitter et de revenir à l’aéroport en taxi, bus ou métro.

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Notre avis :

 

Séville, notre première expérience en Andalousie !

Depuis l'enfance, j'ai une fascination pour les gitanes, et je me souviens de ce livre de la bibliothèque verte que j'avais lu en CM1 "L'éventail de Séville", au coeur de l'Espagne sous un soleil éclatant, j'en rêvais encore !

Nous avons eu de belles journées, et puis la pluie s'est invitée... ce n'était pas la chaleur d'été, mais bien qu'il y ait du monde, ce n'était pas la cohue non plus !

Les vols ont été agréables dans des petits avions comme j'aime, nous sommes restés sereins en ne voyant pas arriver nos bagages à l'aéroport de Séville, il faut dire que nous n'étions pas les seuls, il semblerait que ce soit coutumier, le retard, la désorganisation ... personne ne s'est énervé, et puis ils sont apparus d'on ne sait où comme par magie !

La Casa del Maestro est un endroit charmant, parfaitement situé, d'où l'on peut à pied rayonner dans tous les quartiers touristiques de Séville. Le personnel est aux petits soins, et le déjeuner servi dans une jolie bibliothèque est savoureux, on s'est régalé ! C'est un véritable hôtel de charme.

Nous avons aimé nous balader dans les vieilles rues de Séville qui regorgent de boutiques, de bodegas, de jolies places ombragées, d'églises... C'est très vivant ! Les anciens palaces, qui ouvrent leurs portes aux visiteurs sont des havres de paix, très bien entretenus, aux jardins luxuriants qui donnent une idée de la richesse des nobles aux siècles passés.

Le palacio de las Duenas, La Casa de Pilatos, La Casa Fabiola offrent des visites des plus agréables.

Les bars à tapas ! Nous ne sommes pas allés au restaurant, nous avons préféré cette ambiance, où le jeu consiste au bar à capter l'attention d'un serveur pour réussir à passer commande !

Eric dira qu'ils ont réussi à faire de leur jambon une oeuvre d'Art !

Du bon vin, de la sangria, du Serrano et quelques toast parfumés à l'huile d'olive ont fait notre bonheur durant ce séjour Ibérique !

La bonne nouvelle: pas d'attrape touristes, même dans les quartiers super touristiques ! On avait déjà apprécié cette honnêteté aux Canaries, et ça fait toujours plaisir lorsque le service, la nourriture, l'ambiance sont au rendez-vous quel que soit le montant de votre commande ! 

J'ai trouvé des similitudes avec Naples. 

Mes quartiers préférés: L'Alfalfa et le barrio Santa Cruz.

La Cathédrale de Séville ! Je ne m'attendais pas à un édifice aussi majestueux ! On est dans la démesure, c'est presque trop, toutes ces dorures, cette hauteur, cette richesse, cette grandeur ... On ne peut s'empêcher de faire un retour en arrière et de songer aux pauvres gens venus de leur campagne lointaine, qui découvraient la puissance divine symbolisée par ces murs ouvragés, érigés vers le ciel ! Quel choc violent ce devait être, ce pouvoir écrasant de l'Eglise sur les simples gens.

La Giralda, se gravit facilement, ici pas d'escaliers étroits aux marches innombrables comme ceux des Campaniles de Toscane ! Tout en haut une vue panoramique sur la ville ! 

Les arènes de Séville , évidemment à la gloire des toreros, sont superbes !

Nous n'avons pas eu à nous poser de problèmes de conscience: le Féria débutait le jour de notre départ.

La place d'Espagne pourrait être le point d'orgue de notre visite à Séville !

Elle s'offre au regard, délicate et majestueuse à la fois, son architecture harmonieuse ne pouvait qu'inspirer les cinéastes ! La dolce vita Andalouse, avec les petites barques qui passent sous les ponts, le spectacle de rue des musiciens de Flamenco et les calèches tirées par de beaux chevaux ... Superbe.

J'ai gardé le Flamenco pour la fin. Il y a de très nombreuses scènes à Séville sur lesquelles se produisent les artistes de Flamenco. Nous avons eu la chance d'assister à trois spectacles de qualité. On a adoré l'ambiance, les danseuses et les danseurs dont les visages se transforment comme s'ils entraient en transe au son de la musique, les chanteurs qui racontent et accompagnent au rythme de leurs voix teintées d'orientalisme en frappant dans leurs mains et puis le guitariste, inspiré,

intimement lié aux pas frénétiques de son danseur, en parfaite symbiose, si bien qu'on ne sait plus lequel des deux accompagne l'autre ...

C'est envoutant, du grand Art !

Enfin, pour clore ce chapitre Espagnol: l'après-midi à Madrid !

Une belle avenue dont l'architecture nous a fait penser à New-York, un immense parc verdoyant, on a juste envie de revenir pour découvrir cette ville qui nous a plu  au premier coup d'oeil !

Viva Espana ! Olé ! On reviendra !

 

 

Vous pouvez consulter les montages photos de ce trip  en cliquant :  ICI

 

                            Éric et Corinne

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Ci-dessous un petit bonus photos: 

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03/05/2022
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Mini Stage de Printemps sur la Plage

Yoga Equinoxe de Printemps

Plage de Mandelieu la Napoule

 

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- Intériorisation face à la mer : l'Unité.

Chant du OM

- Pranayama : Respiration Océanique 

                         Ujjayi "Le souffle victorieux"

-Pratique posturale:

Le Yoga Tibétain du mouvement (échauffements)

Postures d'ancrage et Verticalité

Les 5 Tibétains

 

-Méditation assise: Constance /Persévérance et

Patience de printemps.

 

- Relaxation : Fluidité, Visualisation et Ressenti

Paysage Océanique/Paysage Aérien

 

 

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OM Shanti

                  Shanti OM

La Paix.

 

 

 

Le Centre Omnisport de Valbonne

 avec Corinne lors de la matinée Yoga ,

dimanche 27 mars 2022.

 

Merci à tous les participants 

A bientôt !

Corinne

 

 

 

 

 


15/04/2022
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